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La visite d’Angela Merkel à Ankara à quinze jours des élections a suscité une vive réprobation dans l’opposition turque. Pour le président Erdogan en revanche, ces négociations arrivent évidemment à point nommé et permettent à la Turquie de sortir de son isolement diplomatique. La crise migratoire est-elle la dernière carte diplomatique d’Ankara ? Après le renversement des Frères musulmans égyptiens par le général Al-Sissi en 2013, la Turquie a-t-elle perdu une occasion rêvée de devenir le leader de l’islam politique dans la région ?

Angela Merkel, chancellière allemande & Recep Tayyip Erdogan, président turc en visite à Istanbul le 18 octobre 2015.
Angela Merkel, chancellière allemande & Recep Tayyip Erdogan, président turc en visite à Istanbul le 18 octobre 2015.
© Reuters - Pool New

Le 16 octobre dernier, un accord a été conclu à Bruxelles avec la Turquie : l’Union européenne envisage de débloquer une aide d’environ trois milliards d’euros pour aider le pays à retenir les réfugiés syriens sur son sol. L’accord prévoit également une relance du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE et l’octroi de visas aux ressortissants turcs voyageant dans l’Union européenne. Des concessions colossales qui témoignent de la fébrilité de l’Europe, prête à négocier avec un dirigeant en plein dérive autoritaire, engagé dans une guerre sans pitié contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La visite d’Angela Merkel à Ankara à quinze jours des élections a d’ailleurs suscité une vive réprobation dans l’opposition turque. Pour le président Erdogan en revanche, ces négociations arrivent évidemment à point nommé et permettent à la Turquie de sortir de son isolement diplomatique. En effet, la stratégie du premier ministre Davutoglu, le fameux « zéro problème avec les voisins » a lamentablement échoué : Ankara a réussi à se fâcher avec la plupart de ses anciens alliés et ne semble même plus constituer un interlocuteur crédible pour les Etats-Unis. Alors, ce rapprochement avec l’Union européenne va-t-il permettre à Recep Tayyip Erdogan de se repositionner sur la scène internationale ? La Turquie est-elle réellement capable en a-t-elle-même la volonté ? de tenir les promesses faites à l’Europe ? La crise migratoire est-elle au fond la dernière carte diplomatique d’Ankara ? Après le renversement des Frères musulmans égyptiens par le général Al-Sissi en 2013, la Turquie a-t-elle perdu une occasion rêvée de devenir le leader de l’islam politique dans la région ?

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**Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny **

**TURQUIE: RETOUR AUX URNES ENTRE DEUIL ET COLERE **
**lundi: Le pari d'Erdogan "moi ou le chaos" **

mardi: Crise migratoire: nouveau pivot de la démocratie turque

mercredi: Droits & libertés: le grand repli

jeudi: Kurdes: l'horizon lointain de la paix

Références

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Clémence Allezard
Collaboration
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Production déléguée