Une marche des femmes contre le président élu Donald Trump à Manhattant à New York, le 13 novembre 2016
Une marche des femmes contre le président élu Donald Trump à Manhattant à New York, le 13 novembre 2016
Une marche des femmes contre le président élu Donald Trump à Manhattant à New York, le 13 novembre 2016 ©Reuters - Bria Webb
Une marche des femmes contre le président élu Donald Trump à Manhattant à New York, le 13 novembre 2016 ©Reuters - Bria Webb
Une marche des femmes contre le président élu Donald Trump à Manhattant à New York, le 13 novembre 2016 ©Reuters - Bria Webb
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Résumé

Qu'est-ce que la marche politique sinon une mise en scène de la colère du peuple contre le pouvoir? Pour répondre à cette question, nous partirons aux Etats-Unis où s’organise une marche massive au lendemain de l'investiture de Donald Trump: "La Women's March".

avec :

Aishah Shahidah Simmons (militante LGBT, féministe et antiraciste, documentariste et professeur invité à la School of Social Policy de Pennsylvanie.), Danielle Tartakowsky (historienne, spécialiste de l'histoire des mouvements sociaux, ancienne présidente de l'université Paris VIII), Sylvie Laurent (américaniste, professeur à Harvard, Stanford et Sciences Po.).

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Suite à l’élection de Donald Trump, plusieurs femmes ont proposé d’organiser le 21 janvier prochain, le jour de son entrée en fonction, à Washington, une marche des femmes pour dénoncer les paroles sexistes et misogynes prononcés par le futur président américain.

Un événement qui pourrait rencontrer un succès notable puisque, sur les réseaux sociaux, ce sont déjà près de 400.000 personnes qui ont manifesté leur intérêt. Des centaines de bus ont même été réservés pour rassembler les volontaires venus d’un peu partout, de la côte Est à la côte Ouest.

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Les autorités compétentes ont refusé d’ouvrir le Mall devant le Lincoln Memorial aux manifestants. Un lieu hautement symbolique puisque c’est là où se déroulent les investitures présidentielles, mais où se sont également déroulés la « march on Washington » de 1963, avec le célébrissime discours de Martin Luther King « I have a dream ». C'est cette même esplanade où les américains se sont rassemblés contre la guerre du Vietnam quelques années plus tard. Malgré cette interdiction, les femmes comptent bien se rassembler pour faire entendre leur voix et rappeler leurs droits.

Que nous dit cette initiative du combat féministe aux USA ? Pourquoi choisir de l’exprimer à travers cet acte hautement politique : la marche ?

Par quel processus historique la marche collective est-elle devenue le moyen –semble-t-il- principal- d’exister face au pouvoir ? Après le mouvement du Black Lives Matter, observe-t-on un retour de la rue aux Etats-Unis ? Plus généralement, l’emploi de la marche signifie-t-il le refus des voies ordinaires de l’action électorale ou partisane ?

L’occasion pour nous de faire un état des lieux des grandes luttes sociales – alors que Barack Obama s’apprête désormais à se retirer après deux mandats et qu’un nouveau président prendra ses fonctions à la fin de la semaine.

Nous évoquerons également le cas de la France, deux ans après la grande manifestation du 11 janvier 2015, suite aux attentats de Charlie Hebdo et de l’hyper-Casher, une occasion de revenir sur ce moment. Mais peut-être également sur ces différentes manifestations qui ont jalonné le mandat d’un François Hollande, lui aussi sur le départ.

« Manif pour tous », Manifestations du 10 janvier 2015, mais aussi « Nuit Debout », un mouvement où, précisément, il ne s’agissait pas de marcher mais d’occuper un lieu public de façon durable, pendant plusieurs jours. Pourquoi avoir décidé, cette fois, de ne pas marcher ? Quelles limites politiques ce moment révèle-t-il de la marche politique elle-même?

Une émission préparée par Samuel Bernard.

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration