Armée de terre cuite, découverte dans le tombeau de l'empereur Qin, a Xi'an. - Creative Commons
Armée de terre cuite, découverte dans le tombeau de l'empereur Qin, a Xi'an. - Creative Commons
Armée de terre cuite, découverte dans le tombeau de l'empereur Qin, a Xi'an. - Creative Commons
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Résumé

En quoi les sites archéologiques ont-ils permis, permettent encore, à la Chine de produire un discours identitaire visant à rassembler la diversité de la Chine en une nation indivisible ? En Israël, en Palestine, comment l'archéologie est-elle instrumentalisée à des fins politiques ?

avec :

Pascal Burgunder (secrétaire scientifique du pôle de recherche « Etudes Bosporanes » à l’Université de Lausanne), Danièle Elisseeff (historienne française, spécialiste de la Chine, ancienne professeur à l’Ecole du Louvre, membre statutaire du Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine de l'EHESS), Yonathan Mizrachi (archéologue israélien, président de l’association Emek Shaveh, qui dénonce l’usage politique de l’archéologie dans le conflit).

En savoir plus

C’est l’une des découvertes archéologiques majeures du 20ème siècle : la gigantesque armée de terre cuite du premier empereur de Chine, Qin Shi Huangdi, découverte par hasard en 1974 par trois cultivateurs de la province de Shaanxi, près de la ville de Xi’an: 9 000 statues - des guerriers, des fonctionnaires, des juges, des acrobates, des lutteurs datant du troisième siècle avant notre ère - forment un mausolée de 56 km2, le plus grand site funéraire au monde.

Cette immense armée de soldats en terre cuite, enfouie depuis des siècles, est devenue un symbole : il faut dire que les Qi, en 221 avant notre ère, sont la première dynastie de la Chine unifiée. Quel usage politique le Parti communiste a-t-il fait de cette découverte ? En quoi les sites archéologiques ont-ils permis - et permettent encore - à Pékin de produire un discours identitaire allant au-delà des clivages ethniques et linguistiques ? Comment ce discours a-t-il évolué ?

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Nous irons aussi en Crimée : les sites archéologiques sont devenus un nouvel enjeu de pouvoir entre la Russie et l’Ukraine. Celle qu’on appelle « la Pompéi de la Crimée », Chersonèse, cité de Taurique, sur les bords de la Mer noire ; est passée dans les mains de Moscou lors de l’annexion de la Crimée en mars 2014. Vladimir Poutine avait d’ailleurs évoqué ce site archéologique lors de son intervention devant le parlement russe lorsqu’il avait justifié cette annexion.

Puis, nous nous intéresserons à Israël, où les fouilles archéologiques font l’objet d’instrumentalisations régulières, en particulier à Jérusalem-Est. Dans le village palestinien de Silwan, devenu un site touristique de premier ordre.

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny et Audrey Rameau

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Clémence Allezard
Collaboration
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Production déléguée