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Résumé

La méchanceté, les racismes, les injustices, le chantage à la modernité, le jeunisme, le sexisme, le culte de la performance, la précarisation du travail, le culte de la vitesse, l’hygiénisme, la nature et la cause animale...Voici douze bonnes raisons de se révolter par André Guigot.

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C’est un livre sur la révolte d’André Guigot paru aux éditions Bayard : plus précisément, le titre en est « 12 bonnes raisons de se révolter ». 12 raisons de se révolter que voici, et dévoilées dans cet ordre : la méchanceté, les racismes, les injustices, le chantage à la modernité, le jeunisme, le sexisme, le culte de la performance, la précarisation du travail, le culte de la vitesse, et l’hygiénisme.

Si vous avez été attentifs, je n’ai donné que 10 « bonnes raisons de se révolter », c’est que j’en mets deux de côté pour en parler après, mais surtout pour tout de suite poser la question : entre 10 et 12 raisons de se révolter, quelle différence finalement ? Comment décider d’une bonne ou d’une mauvaise raison de se révolter ? Et quel critère pour en juger : la cause, les moyens, la fin que l’on veut atteindre ?

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André Guigot a choisi pour sa part 12 bonnes raisons de se révolter, mais 12, je cite la 4ème de couverture : c’est bien « un chiffre rond et arbitraire ». Et d’ajouter : l’arbitraire, c’est déjà un peu révoltant. Et c’est peut-être le problème : on peut choisir ses révoltes, les justifier, les légitimer, leur donner des raisons et raison, mais il y a peut-être toujours quelque chose d’arbitraire, d’involontaire, de non choisi dans la révolte. On se révolte parce qu’on réagit contre : contre le sexisme, le racisme, ou l’injustice… pourrait-on quand même se révolter pour quelque chose ? Pourrait-on réagir contre, rejeter une chose, en étant aussi dans une posture d’affirmation ? Si la révolte s’abat sur nous, si elle nous met hors de nous, comment donc la choisir mais aussi la cultiver, c’est-à-dire en faire quelque chose de pérenne, de constructif, qui s’installe, et même de créatif ?

Et c’est bien les 11ème et 12ème bonnes raisons que j’ai mises de côté : pour André Guigot, on peut déjà ne pas se révolter contre, mais pour : dans son cas, il se révolte ainsi pour la nature et la cause animale. Mais surtout, il évoque cette figure du lanceur d’alerte, 12ème bonne raison, raison un peu à part, car il s’agit d’une figure : une figure qui a réussi, plus qu’à choisir la révolte, la chérir, et la faire sienne

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L'équipe

Marianne Chassort
Collaboration