France Culture
France Culture
Publicité
Résumé

La collection Les petits Platons, collection qui « raconte » à chaque fois de grands philosophes, nous présente cette fois Edith Stein.

En savoir plus

Edith Stein est née le 12 octobre 1891 dans l’Empire Allemand. Mais c’est en sainte, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, qu’elle est morte, en 1942 à Auschwitz… Sa vie, toutefois, n’a pas seulement été celle de la croyance en Dieu, c’est d’abord en la philosophie qu’elle a eu foi, et plus précisément dans la phénoménologie. Edmund Husserl, dont elle a été la 1ère assistante, disait « en elle, tout est authentique », mais entre la phénoménologie et la mystique, quelle est l’authenticité commune ? Quelle est la vérité qui peut les identifier et que, peut-être, l’on ne voit pas au 1er coup d’œil ?

Tout est justement une histoire de regard : celui que l’on pose sur les choses, mais aussi celui que l’on peut poser sur le parcours d’Edith Stein. La collection Les petits Platons, collection qui « raconte » à chaque fois de grands philosophes, en images et en fiction, a ainsi décidé de poser les yeux sur la petite fille qu’Edith Stein a pu être : une petite fille qui se délecte surtout des contes, des romans et des livres d’histoire, récits pleins de châteaux, de forteresses, de chevaliers, de mondes qu’elle peut visiter, avec lesquels elle peut converser, mais qui n’existent pourtant pas …

Publicité

Où existent-ils alors si elle peut les visiter ? Sont-ils vrais ou n’existent-ils que dans sa tête ? Et s’ils n’existent que dans sa tête, ne sont-ils pas moins vrais ? L’esprit serait-il un monde par lui-même, un pays intérieur que l’on pourrait découvrir comme n’importe quel pays ?

Alors que la petite Edith se pose ces questions, c’est bien la phénoménologie qui lui ouvre les yeux : il s’agit de regarder chaque chose comme si c’était la 1ère fois, avec des yeux à chaque fois neufs… mais sans lumière, sans flamme, peut-on les voir ? Edith Stein, c’est ainsi la rencontre, tenue secrète, entre un regard, celui de la philosophie, et d’une lumière, celle de la foi, pour revenir aux choses en soi, c’est-à-dire en elles-mêmes et en nous.

Références

L'équipe

Marianne Chassort
Collaboration