Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Theresa May, première Ministre britannique, le 21/11/2018 à Bruxelles
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Theresa May, première Ministre britannique, le 21/11/2018 à Bruxelles ©AFP - JOHN THYS
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Theresa May, première Ministre britannique, le 21/11/2018 à Bruxelles ©AFP - JOHN THYS
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Theresa May, première Ministre britannique, le 21/11/2018 à Bruxelles ©AFP - JOHN THYS
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Les Vingt Sept ont signé aujourd'hui l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, lors d'un sommet à Bruxelles. Le texte doit encore être adopté en décembre par le Parlement britannique, ce qui est loin d'être gagné. Que contient cet accord ? Signifierait-il une sortie "en douceur" ?

Avec
  • Roger Haigh Responsable du pôle interconsulaire franco-britannique de la CCI de Dordogne
  • Catherine Mathieu économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni
  • Yves Bertoncini président du Mouvement Européen – France.

« Les amis resteront des amis, jusqu’à la fin ». Donald Tusk s’est senti l’humeur de Freddie Mercury ce matin dans un discours à Bruxelles. "Friends will be friends", titre de Queen de 1986. Le président du Conseil européen a épargné aux négociateurs britanniques un « We are the champions » qui n’aurait sans doute pas eu le même effet…

Car à bien lire l’accord du Brexit que les 27 pays de l’Union européenne ont finalement validé aujourd’hui, à l’occasion d’un Conseil extraordinaire qui a bien failli ne pas avoir lieu, difficile de savoir quels avantages en tire le Royaume-Uni… Lui qui voulait « reprendre le contrôle » selon les mots des plus ardents partisans de la sortie, il va devoir continuer à se plier à un certain nombre de règles européennes sans avoir le droit de participer à leur élaboration. Que ce soit sur la facture du divorce, la circulation des personnes et celle des marchandises, la frontière irlandaise, c’est "un accord perdant-perdant" qui a été voté ce matin, toujours selon les mots de Donald Tusk. Accord qui doit encore passer devant la Chambre des communes britannique, où l’on ne donne pas cher de sa peau. Jeremy Corbyn le chef des travaillistes a déjà fait savoir ce soir, sans surprise, que le Labour ne le voterait pas. Alors, Brexit ou pas Brexit ? Je vous l’accorde : on n’y comprend rien. 

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