Eleveurs du Cantal préparant un taureau pour un concours lors du Salon international de l'agriculture ©AFP - THIERRY ZOCCOLAN
Eleveurs du Cantal préparant un taureau pour un concours lors du Salon international de l'agriculture ©AFP - THIERRY ZOCCOLAN
Eleveurs du Cantal préparant un taureau pour un concours lors du Salon international de l'agriculture ©AFP - THIERRY ZOCCOLAN
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Résumé

Crises de filières en série, désertification des campagnes, questions écologiques... Notre modèle agricole est-il à la fin d'un cycle ? Les modèles plus durables peuvent-ils transformer le monde rural ?

avec :

Quentin Delachapelle (agriculteur, vice-président de la Fondation Nationale des CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural)), Thierry Pouch (économiste, chef du service études et prospectives de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture à Paris, et chercheur associé au laboratoire Regards de l'Université de Reims Champagne Ardenne), Aurélie Trouvé (économiste et porte-parole d’Attac.).

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Dimanche et après est en direct du stand MSA au 54e Salon International de l’agriculture, dans un pavillon 4 bien calme : c’est celui de la basse-cour mais la grippe aviaire H5N8 a chassé poules, canards et dindons. On a mis à la place 600 lapins. Et ce n’est que l’une des nombreuses crises de 2016 dont on parle ici : crise du lait, de la viande, de la production céréalière… les agriculteurs ont été pris en étau entre la guerre des prix et le changement climatique.

Alors que la campagne présidentielle patine au démarrage, ce passage obligé des candidats pourrait être l’occasion de livrer un diagnostic clair et de faire des propositions qui brillent plutôt jusqu’ici par leur absence. Car s’il y a un consensus, c’est que le modèle agricole français est à bout de souffle et sa réforme demande une vision de long terme.

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Le quinquennat qui s’achève a bien promu l’idée d’agro-écologie… on apprenait d’ailleurs cette semaine que le volume des terres consacrées à la culture Bio avaient augmenté de 16%. Pourtant, une autre réalité s’impose : celle de l’agro-industrie et de sa production de masse au profit de l’exportation, au détriment des agriculteurs réduits à l’état de simples agents de production qui ne peuvent dégager du profit qu’à travers des économies d’échelle. D’ailleurs les exploitations agricoles sont de moins en moins nombreuses, de plus en plus grandes et concentrées, l’archétype étant évidemment la ferme des 1000 vaches.

A la recherche d’un modèle alternatif, certains proposent de revenir à une approche plus modeste, prônent le circuit court, l’approche raisonnée. Mais est-ce viable dans la mondialisation ? Faut-il vraiment souhaiter le retour des paysans ?

Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Collaboration
Philippe Baudouin
Réalisation
Lionel Quantin
Réalisation