Alaa Salah, femme soudanaise devenue le symbole de la révolte populaire du pays, haranguant la foule à Khartoum, ici le 10 avril 2019
Alaa Salah, femme soudanaise devenue le symbole de la révolte populaire du pays, haranguant la foule à Khartoum, ici le 10 avril 2019
Alaa Salah, femme soudanaise devenue le symbole de la révolte populaire du pays, haranguant la foule à Khartoum, ici le 10 avril 2019 ©AFP
Alaa Salah, femme soudanaise devenue le symbole de la révolte populaire du pays, haranguant la foule à Khartoum, ici le 10 avril 2019 ©AFP
Alaa Salah, femme soudanaise devenue le symbole de la révolte populaire du pays, haranguant la foule à Khartoum, ici le 10 avril 2019 ©AFP
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Résumé

Cette semaine, le président soudanais Omar el-Béchir a été destitué sous la pression de la rue et de l'armée, peu de temps après la démission d'Abdelaziz Bouteflika en Algérie. Ces premières victoires issues de mouvements populaires ouvrent-elles la voie à une véritable émancipation ?

avec :

Pierre Vermeren (Professeur d’histoire contemporaine à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb), Nadji Safir (sociologue algérien, membre du Conseil scientifique de l'IReMMO, Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient), Wassyla Tamzali (essayiste, ancienne avocate à Alger et ancienne directrice des droits des femmes à l'Unesco, membre fondateur du Collectif Maghreb Egalité et directrice du centre d’art contemporain « Les ateliers sauvages »).

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« Pourquoi tous ces postes, c’est toujours pour eux ? Toujours là à jouer les figurants dans les tableaux orientalistes et les péplums divins », disait un personnage de la pièce « Endigné » de l’algérien Kheireddine Lardjam écrite en 2013 après le printemps arabe.
« Je ne veux pas refaire la traversée du désert.
Je ne veux plus que le ciel me toise de haut.
Je ne veux plus que nos meilleures têtes émigrent de nuit.
Je ne veux plus attendre vingt ans pour pouvoir envisager un baiser.
Je ne veux plus voter dans des urnes trouées.
Je ne veux plus crier pour me faire entendre.
Je ne veux plus dormir / en rêvant juste / de ne pas me réveiller »…

Rêver, c’est déjà ça, chantait celui qui voulait aussi que soudain, son pays Soudan se soulève…

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Une même ferveur ces dernières semaines dans les rues d’Alger, et de Khartoum… des millions de personnes dont on a dit qu’elles se seraient « réveillées » (comme si elles s’étaient endormies), et qui ont bouté du pouvoir des présidents qui se l’étaient accaparés.

Printemps arabe, saison 2 titrait cette semaine Libération après la destitution d’Omar el-Béchir par l’armée, suivant la démission d’Abdelaziz Bouteflika…

Ces premières victoires ouvrent-elles la voie à une véritable émancipation ?

Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Véronique Vila
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration