Une femme Waorani et son fils participent à une manifestation à Puyo en Equateur, pour s'opposer à l'exploitation de pétrole sur leur territoire, 11 avril 2019.
Une femme Waorani et son fils participent à une manifestation à Puyo en Equateur, pour s'opposer à l'exploitation de pétrole sur leur territoire, 11 avril 2019.
Une femme Waorani et son fils participent à une manifestation à Puyo en Equateur, pour s'opposer à l'exploitation de pétrole sur leur territoire, 11 avril 2019. ©AFP - Rodrigo BUENDIA
Une femme Waorani et son fils participent à une manifestation à Puyo en Equateur, pour s'opposer à l'exploitation de pétrole sur leur territoire, 11 avril 2019. ©AFP - Rodrigo BUENDIA
Une femme Waorani et son fils participent à une manifestation à Puyo en Equateur, pour s'opposer à l'exploitation de pétrole sur leur territoire, 11 avril 2019. ©AFP - Rodrigo BUENDIA
Publicité
Résumé

La semaine dernière, 13 représentants de peuples autochtones ont publié dans Le Monde et plusieurs journaux internationaux un appel à protéger le caractère « sacré » de la nature et à s’opposer aux nombreux projets qui la saignent. Sommes-nous prêtes à les entendre ?

avec :

Patrick Farbiaz (Militant écologiste et altermondialiste, ancien directeur des relations international d'EELV), Irène Bellier (Anthropologue, directrice de Recherches au CNRS - IIAC/LAIOS), Jérôme Baschet (historien, professeur à l’Universidad Autónoma de Chiapas, à San Cristóbal de Las Casas (Mexique)).

En savoir plus

L’information est passée inaperçue mais elle mérite qu’on la signale… Ce communiqué du Museum américain d’histoire naturelle écrit avec des pincettes : « Avec un respect mutuel pour le travail et les buts de nos organisations respectives, nous avons décidé que le Museum n’était pas le lieu idéal pour le traditionnel dîner de gala de la Chambre de commerce brésilo-américaine… et son invité consacré personnalité de l’année : Jair Bolsonaro. Cet évènement traditionnel se tiendra dans un autre lieu, aux mêmes dates et aux mêmes horaires »

Le président brésilien n’aura pas droit de cité le 14 mai mai prochain, dans ce musée consacré à la préservation de la nature. La direction n’avait pas plus envie que ça de donner à voir, dans le grand hall des Océans, en-dessous d’une baleine bleue grandeur nature… Un drôle de capitaine Achab, qui n’a jamais caché son désintérêt pour la forêt amazonienne, et a promis que « pas un centimètre carré de terre ne serait octroyé aux indigènes ».

Publicité

« Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, nous vivons les prémices d’une apocalypse » écrivaient la semaine dernière dans des journaux du monde entier, 13 représentants de peuples autochtones dans un appel à protéger le caractère « sacré » de la nature, à s’opposer aux nombreux projets qui la saignent, et à mettre en œuvre une « transition… juste ».

Qu’ont-ils à nous dire, ces peuples autochtones dont les droits sont depuis 2007 censés être défendus par les Nations unies ? Quelle est cette « transition juste » qu’ils imaginent, et sommes-nous prêts à les entendre ?

Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Véronique Vila
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration