Grève du climat des lycéens ©AFP
Grève du climat des lycéens ©AFP
Grève du climat des lycéens ©AFP
Publicité
Résumé

Migration climatique, surpopulation, épuisement des ressources naturelles… l'environnement est désormais un facteur qui est pris en compte dans le choix de faire des enfants.

avec :

Elisabeth Ballu (Membre de l'association Démographie Responsable), Gilles Pison (Démographe, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l'Institut national d'études démographiques (Ined)), Antoine Buéno (écrivain et journaliste).

En savoir plus

C’est une émission qui commencerait par une lettre. Celle d’une fille née dans les années 80, à sa mère qui n’a pas encore de petits-enfants…. Sa mère qui s’impatienterait (sans le dire !), de voir se pointer de nouveaux petits nez, et de nouveaux sourires.

A son époque déjà elle ne savait pas trop de quoi les lendemains seraient faits, à son époque déjà on commençait à avoir peur du chômage, de ce nouveau virus appelé Sida, et de Tchernobyl. Le commandant Cousteau invoquait les « générations futures » et on se moquait gentiment.

Publicité

Mais… si les prophètes de malheur n’avaient pas totalement tort ? Aujourd’hui ce sont nous les générations futures. Nous qui devons accepter que l’avenir que nous avions projeté n’existera peut-être pas. Nous qui devons faire le deuil des paysages, des hivers rigoureux, et du chant des oiseaux. 

Bonne fête à toutes les mères ! A toutes sans exception comme l’écrivait ce matin une prof de français sur les réseaux sociaux : celles qui sont, celles qui seront, celles qui ne veulent pas être, celles qui ont été, celles qui ne seront pas… Beaucoup de femmes en âge d’être mères se posent cette question simple aujourd’hui : pour protéger la Terre, faut-il commencer par être moins nombreux ?

Elisabeth Ballu

La population mondiale soutenable se situe entre 3 et 4 milliards. Ce calcul se fait à partir de la biocapacité d'un territoire et de l'empreinte écologique

Gilles Pison

Le défi est de vivre aussi, sinon mieux, demain qu'aujourd'hui, et ceci dans tous les pays, sans consommer plus de ressources et d'énergie voire d'en consommer moins. Il n'y a pas de bon nombre pour vivre sur la planète, cela dépend du mode de vie

Antoine Bueno 

En 2100, on sera plus de 11 milliards, il faut donc tout augmenter de 50% dans une planète déjà à bout de souffle. On ne compte plus que jouer sur l'économie et avons évincé l'aspect démographique, qui est pourtant un levier très efficace

Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Léa Capuano
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Véronique Vila
Réalisation