Gouverner au centre : la nouvelle façon de marcher en Europe ?

Angela Merkel et Martin Schulz
Angela Merkel et Martin Schulz ©Maxppp - Bernd von Jutrczenka
Angela Merkel et Martin Schulz ©Maxppp - Bernd von Jutrczenka
Angela Merkel et Martin Schulz ©Maxppp - Bernd von Jutrczenka
Publicité

Grande coalition en Allemagne, succès d’En Marche… un même mouvement semble faire converger les principaux partis européens vers le centre, par le rapprochement de partis traditionnellement opposés.

Avec
  • Fabien Escalona docteur en sciences politiques, chercheur associé au laboratoire Pacte de Sciences-po Grenoble, journaliste à Mediapart
  • Jean-Dominique Giuliani Président de la Fondation Robert Schuman et Président de l’ILERI (Institut Libre d’Etudes des Relations Internationales)

Les sociaux-démocrates allemands vont-ils devenir totalement inaudibles ? C’est l’argument employé par le chef des jeunes du SPD, Kevin Kühnert, pour les convaincre de voter « non » à la « Grosse Koalition », la grande coalition entérinée par les chrétiens-démocrates d’ Angela Merkel, et le SPD.

Alors que l’Allemagne se sort tout doucement d’un blocage politique complet qui aura quand même duré quatre mois, les adhérents de chaque parti sont appelés à se prononcer pour ou contre le « contrat » signé par leurs dirigeants au début du mois de février, et qui fixe la politique qu’ils entendent conduire ensemble durant la prochaine législature.

Publicité

« Je ne suis pas entré au SPD pour être dans l’opposition, mais je n’y suis pas entré non plus pour observer comment il fonce droit dans le mur » ne cesse de dire Kevin Kühnert, ovationné à chacune de ses apparitions, et qui refuse de voir son parti « perdre son âme ».

Tous les partis sociaux-démocrates européens sont-ils condamnés à s’aligner sur les politiques libérales de droite ou de centre-droit ? 

L'équipe