Jean-Luc Mélenchon devant les locaux de la police anti-corruption à Nanterre où il était entendu ce jeudi 18 octobre.
Jean-Luc Mélenchon devant les locaux de la police anti-corruption à Nanterre où il était entendu ce jeudi 18 octobre. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
Jean-Luc Mélenchon devant les locaux de la police anti-corruption à Nanterre où il était entendu ce jeudi 18 octobre. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
Jean-Luc Mélenchon devant les locaux de la police anti-corruption à Nanterre où il était entendu ce jeudi 18 octobre. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
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Après "l'affaire Mélenchon" cette semaine et alors que s'engagent une réforme de la Justice et une révision constitutionnelle, "Dimanche, et après ?" propose d'analyser avec deux magistrats et un ancien Garde des Sceaux la question de l'indépendance du Parquet par rapport à l'exécutif.

Avec
  • Dominique Perben Ancien garde des Sceaux (2002-2005)
  • Béatrice Brugère Ancien juge anti-terroriste et Secrétaire Générale du syndicat Unité-Magistrat SNM FO
  • Philippe Bilger magistrat honoraire, président de l'Institut de la parole, ancien avocat général à la cour d'appel de Paris

« Si la Justice doit être indépendante, elle ne saurait être hors de tout… sauf à risquer d’être légitime nulle part ». Ce sont les mots d’Emmanuel Macron le 4 octobre dernier, lors du 60e anniversaire du texte fondateur de la Ve République, pour justifier de ce que d’après lui, le lien entre l’exécutif et les magistrats du parquet, ne saurait être totalement rompu. Des considérations qui paraissent en opposition totale avec le principe de séparation des pouvoirs, mais faisons un peu de Montesquieu de base. Selon cette théorie, c’est bien le gouvernement et le chef de l’Etat qui sont chargés de lancer des poursuites… En 1791 il s’agissait des commissaires du roi.

Alors que s’engagent en ce moment tout à la fois une réforme de la Justice, initiée par la Garde des Sceaux Nicole Belloubet, ainsi qu’une imminente révision constitutionnelle, des voix s’élèvent pour aller beaucoup plus loin, vers un ministère public authentiquement indépendant. Et que personne ne pourrait soupçonner ou accuser d’être à la solde du gouvernement voire du chef de l’Etat. Dans l’actualité récente, deux « affaires » permettent de remettre cette question grave sur la table : celle de la nomination du tout nouveau procureur de la République de Paris, après qu’Emmanuel Macron a rejeté les trois candidats retenus par la Chancellerie…

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Et les perquisitions cette semaine chez Jean-Luc Mélenchon et au siège de la France Insoumise, ordonnées par ce même parquet de Paris, et dont Alexis Corbière s’est demandé pourquoi il n’avait pas fait de même pour la République en marche et le domicile de Christophe Castaner, tout nouveau ministre de l’Intérieur, qui pourrait disposer d’éléments intéressants sur les comptes de campagne du parti aujourd’hui au pouvoir. 

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Véronique Vila
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration