François Hollande en visite dans un quartier populaire d'Auch, août 2013. Les banlieues avaient largement voté pour la gauche en 2012 mais semblent s'en détourner aujourd'hui.
François Hollande en visite dans un quartier populaire d'Auch, août 2013. Les banlieues avaient largement voté pour la gauche en 2012 mais semblent s'en détourner aujourd'hui. ©AFP - PASCAL PAVANI
François Hollande en visite dans un quartier populaire d'Auch, août 2013. Les banlieues avaient largement voté pour la gauche en 2012 mais semblent s'en détourner aujourd'hui. ©AFP - PASCAL PAVANI
François Hollande en visite dans un quartier populaire d'Auch, août 2013. Les banlieues avaient largement voté pour la gauche en 2012 mais semblent s'en détourner aujourd'hui. ©AFP - PASCAL PAVANI
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La gauche peut-elle de nouveau être entendue dans les banlieues, après y avoir subi des revers électoraux depuis plusieurs années ?

Avec
  • Antoine Jardin docteur et chercheur associé au Centre d'études européennes de Sciences Po
  • Estelle Barthelemy cofondatrice et directrice générale adjointe du cabinet de recrutement Mozaïk RH
  • Sergio Romano Journaliste et historien italien

Egalité et citoyenneté, c’est le titre de la dernière grande loi du quinquennat de François Hollande, elle est actuellement en discussion à l’Assemblée nationale.

Imaginée suite aux attentats de janvier 2015, cette loi égalité et citoyenneté veut apporter une réponse au diagnostic livré seulement quelque jours plus tard par le premier ministre Manuel Valls : la radicalisation prend racine dans l’existence en France d’un « apartheid territorial, social, ethnique ».

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On a là ce qui constitue depuis le cœur de la politique du gouvernement en direction des quartiers : la volonté d’associer les questions économiques et sociales, avec l’emploi en tête des priorités, et la nécessité de renforcer l’accès à la citoyenneté, l’attachement à la République.

Gageons que cela fera débat lors des prochaines primaires de la gauche. Il va falloir en effet que les candidats surmontent la déception exprimée dans des banlieues qui avaient massivement voté pour François Hollande en 2012.

Dans un contexte où les regards se détournent de la politique et se posent sur la société civile. Les leviers pour sortir les banlieues et leur population de la relégation serait-ils moins à chercher du côté des politiques publiques que de l’initiative citoyenne ?

Dans ces conditions, la gauche pourra-t-elle reconquérir les quartiers populaires ?

On en parle avec Estelle Barthelemy cofondatrice et directrice générale adjointe du cabinet de recrutement Mozaïk RH et le politologue Antoine Jardin.

Puis en fin d’émission on prendra la direction de l’Italie pour un regard croisé sur la situation de la sociale démocratie.

Des deux côtés des Alpes, que ce soit Matteo Renzi dont le sort est suspendu au résultat du referendum sur la constitution, ou François Hollande dont le sort a été réglé cette semaine, on peut relever le rôle joué par les divisions au sein de la gauche au pouvoir. Alors que le paysage politique européen se droitiste sensiblement, la social-démocratie peut-elle mourir ? Par téléphone depuis Milan : Sergio ROMANO, éditorialiste au Corriere della Serra