David Cameron, au Conseil européen de Bruxelles, le 18 février 2016
David Cameron, au Conseil européen de Bruxelles, le 18 février 2016 ©Reuters - Yves Herman
David Cameron, au Conseil européen de Bruxelles, le 18 février 2016 ©Reuters - Yves Herman
David Cameron, au Conseil européen de Bruxelles, le 18 février 2016 ©Reuters - Yves Herman
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Comment retenir le Royaume-uni sans céder à des exigences qui accentueraient les inégalités au sein de l’union et créer un mauvais précédent ?

Avec
  • Georges Mink directeur de Recherche émérite au CNRS, directeur d'études et responsable du programme d'études interdisciplinaires européennes au Collège d'Europe (campus de Natolin, Pologne)
  • Catherine Mathieu économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni
  • Coralie Delaume Essayiste, collabore à Marianne

L’avenir de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne s’est-il joué en partie ce vendredi à Bruxelles ? Au lendemain du Conseil européen, un sondage montrait les partisans du Brexit en nette perte vitesse. C’est bien ce qui a motivé les Européens à distribuer les gages d’attachement à la Grande-Bretagne : gouvernance économique, rôle politique, frein à l’immigration… "Deal done !", a tweeté Donald Tusk, vendredi soir. L’accord entre les 28 sur les conditions du maintien du Royaume-Uni dans l’Union renforcera assurément le camp du « in » au référendum du 23 juin prochain, promis par David Cameron.

Pour autant, personne n’est dupe. Retenir Londres avait, a, et aura un prix : en cédant aux exigences britanniques, les responsables européens ont pris le risque de créer un précédent. Brexit, à qui profit le "deal"?

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Conclusions du Conseil européen des 18 et 19 février 2016, texte intégral en français

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