Train longeant l'autoroute A54 le 1er mars 2019 à Saint-Martin-de-Crau, dans le Sud de la France, en Camargue
Train longeant l'autoroute A54 le 1er mars 2019 à Saint-Martin-de-Crau, dans le Sud de la France, en Camargue  ©AFP - Boris HORVAT
Train longeant l'autoroute A54 le 1er mars 2019 à Saint-Martin-de-Crau, dans le Sud de la France, en Camargue ©AFP - Boris HORVAT
Train longeant l'autoroute A54 le 1er mars 2019 à Saint-Martin-de-Crau, dans le Sud de la France, en Camargue ©AFP - Boris HORVAT
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L'examen du projet de loi sur les mobilités a débuté cette semaine au Sénat. Cette loi prétend pouvoir gommer le sentiment d'abandon des territoires ruraux, mis en exergue ces derniers mois par le mouvement des Gilets Jaunes. Mais peut-on combler la fracture territoriale par les transports ?

Avec
  • François Durovray Président du conseil départemental de l'Essonne
  • Pierre Zembri Géographe, professeur en urbanisme et transport à l’Université Gustave Eiffel, directeur du Laboratoire Ville Mobilité Transport.
  • Pascal Lopez Président de l’association pour le développement de la ligne ferroviaire Nancy-Merrey
  • Vanessa Delevoye Rédactrice en chef de Urbis Le Mag, magazine édité par l’Agence d’Urbanisme de Dunkerque

Le printemps des poètes a éclos ce week-end et nous autorise à citer ces quelques vers, signé d’un retraité cégétiste de la SNCF.

« Sur le quai à bagages de la gare du village / On la r’connaît de loin / Son horloge et ses portes, son guichet, ses fenêtres / Toujours comme un témoin / 

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Elle invite au voyage tous les esprits nomades / Pour allers ou retours / Pour une heure, pour un jour, pour un an, pour une vie / Et peut-être pour toujours »

Gérard Coinchelin a passé sa carrière sur la ligne Epinal-St Dié des Vosges, qui a fermé le 22 décembre dernier et que le journaliste Henri Seckel du Monde a récemment remontée, de gare en gare. Docelles-Cheniménil, Lépanges-sur-Vologne, Bruyères, Biffontaine, Saint-Léonard… « Les volets sont clos » écrit le journaliste, et « une fine couche de mousse verte a recouvert le bitume de ces quais vosgiens que plus personne ne foule ».

Plus de TER pour se rendre à la sous-préfecture, il faut donc prendre un bus, qui met une demi-heure supplémentaire et n’offre pas tout le confort nécessaire pour travailler par exemple… De quoi aggraver encore un sentiment d’abandon, celui des territoires ruraux, qu’un texte de loi examiné en ce moment au Sénat, la loi Mobilité, prétend pouvoir gommer.

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Véronique Vila
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration