Destruction de la "barre 220", dans le quartier "La Duchère" à Lyon, mai 2010
Destruction de la "barre 220", dans le quartier "La Duchère" à Lyon, mai 2010 ©AFP - Philippe Desmazes
Destruction de la "barre 220", dans le quartier "La Duchère" à Lyon, mai 2010 ©AFP - Philippe Desmazes
Destruction de la "barre 220", dans le quartier "La Duchère" à Lyon, mai 2010 ©AFP - Philippe Desmazes
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Les récentes interventions d'Emmanuel Macron posent la question de la participation des citoyens à la politique de la ville.

Avec
  • Renaud Epstein Maître de conférences en sciences politiques à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
  • Catherine Arenou Maire divers-droite de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines et co-présidente de la commission Politique de la Ville et cohésion sociale de l’Association des Maires de France

Ainsi commençait l’Appel de Grigny, signé en octobre dernier par plusieurs dizaines de maires réunis en Etats généraux de la Politique de la Ville :

« Parce que nos quartiers connaissent un bouillonnement de vies et d’initiatives, mais aussi un cumul de handicaps extra/ordinaires, ils doivent être traités par la Nation de manière singulière.

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La concentration des difficultés demande une concentration ciblée de toutes les forces vives de la Nation »

Un mois plus tard, la semaine dernière, Emmanuel Macron prononçait son discours sur la politique de la ville lors de son déplacement à Tourcoing et Roubaix, 

Assurant avoir « entendu » l’appel de Grigny et ajoutant entre autres ceci :

« Quand on n’a plus accès à une bibliothèque publique, quand on n’a plus de bureau de Poste dans son quartier, quand l’école n’est plus au rendez-vous… La République ne peut pas être exigeante avec les enfants qui vivent dans ces quartiers. Je veux être exigeant avec chacune et chacun »

Mais de politique spécifique pour des territoires spécifiques il ne semble plus être question, le Président parlant plutôt de mobilisation « générale »

C’est l’un des débats récurrents autour de la politique de la ville depuis qu’elle existe : quelle est la bonne échelle pour la mener à bien ? Faut-il intervenir sur les territoires ou agir sur les individus ? 

Comment impliquer les habitants dans les politiques qui les concernent ?

L'équipe