Hassan Rohani, Président de la République Islamique d'Iran le 20 décembre 2018 à Istanbul et Donald Trump, Président des Etats-Unis le 17 mai 2019 à Washington
Hassan Rohani, Président de la République Islamique d'Iran le 20 décembre 2018 à Istanbul et Donald Trump, Président des Etats-Unis le 17 mai 2019 à Washington ©AFP - Adem Aten / Alex Wong
Hassan Rohani, Président de la République Islamique d'Iran le 20 décembre 2018 à Istanbul et Donald Trump, Président des Etats-Unis le 17 mai 2019 à Washington ©AFP - Adem Aten / Alex Wong
Hassan Rohani, Président de la République Islamique d'Iran le 20 décembre 2018 à Istanbul et Donald Trump, Président des Etats-Unis le 17 mai 2019 à Washington ©AFP - Adem Aten / Alex Wong
Publicité

Depuis des actes de sabotages contre quatre navires au large des Émirats Arabes Unis le week-end dernier, la tension entre l’Iran et les États-Unis est montée cette semaine. Une nouvelle guerre du Golfe est-elle possible ?

Avec
  • Agnès Levallois Maîtresse de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, vice-présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient)
  • Mariam Pirzadeh Journaliste
  • Corentin Sellin Professeur agrégé d'histoire CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), spécialiste des Etats-Unis

Et si la paix entre l’Iran et les Etats-Unis ne dépendait… que d’un annuaire ? 

Donald Trump n’arrive pas à remettre la main sur le fichu numéro à quatre chiffres de son homologue Hassan Rohani, que des parlementaires iraniens assurent pourtant avoir transmis à la Maison blanche… Alors Donald Trump attend. Il attend un petit coup de fil de la part de Téhéran. Mais le téléphone ne sonne jamais… Peut-être, comme le suggérait récemment une caricature parue dans un journal iranien, est-ce son « faucon » de conseiller John Bolton qui en a discrètement coupé le fil.

Publicité

La dernière sortie de Donald Trump (« les dirigeants iraniens devraient m’appeler ») pourrait prêter à sourire si l’enjeu n’était pas grave… en l’occurrence, rien de moins qu’une nouvelle guerre du Golfe, après de mystérieux « actes de sabotage » dimanche dernier contre quatre navires de commerce dont deux saoudiens dimanche dernier au large des Emirats arabes unis ; des attaques de drones, mardi, contre un grand oléoduc en Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, par des rebelles yéménites soutenus par l’Iran ; et la menace des EU de déployer un porte-avions, un navire de guerre et une batterie de missiles.

Une nouvelle guerre du Golfe est-elle possible ?

Corentin Sellin : Il y a un hiatus entre Donald Trump et John Bolton, son conseiller à la sécurité nationale. Trump ne veut pas de guerre, il a construit une partie de sa carrière politique sur le désastre de l’Irak, alors que Bolton réclame depuis 15 ans une guerre avec l’Iran, pour y changer le régime" 

Agnès Levallois : Les Etats-Unis  disent qu’ils vont mettre en place les moyens de réagir en cas d’attaque iranienne, mais les Iraniens n’attaqueront pas. Mais les Etats-Unis sont aussi en discussion permanente avec deux Etats de la région qui souhaitent aussi un changement de régime iranien : Israël et l'Arabie Saoudite"

Mariam Pirzadeh : "L’Iran est comme un cocotte minute qui bouillonne : 60% de la population a moins de 35 ans, elle n’a connu que la république islamique et a vraiment envie d’autre chose. (...) Il y a un hashtag #NoSanctionNoWar, les iraniens aspirent juste à vivre une vie normale"

L'équipe