Un soldat français, membre de l’opération Sentinelle, patrouille devant la tour Eiffel le 1er novembre 2017 à Paris, au moment où la France met officiellement un terme à l’état d’urgence.
Un soldat français, membre de l’opération Sentinelle, patrouille devant la tour Eiffel le 1er novembre 2017 à Paris, au moment où la France met officiellement un terme à l’état d’urgence.
Un soldat français, membre de l’opération Sentinelle, patrouille devant la tour Eiffel le 1er novembre 2017 à Paris, au moment où la France met officiellement un terme à l’état d’urgence. ©AFP - Christian Hartmann
Un soldat français, membre de l’opération Sentinelle, patrouille devant la tour Eiffel le 1er novembre 2017 à Paris, au moment où la France met officiellement un terme à l’état d’urgence. ©AFP - Christian Hartmann
Un soldat français, membre de l’opération Sentinelle, patrouille devant la tour Eiffel le 1er novembre 2017 à Paris, au moment où la France met officiellement un terme à l’état d’urgence. ©AFP - Christian Hartmann
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Résumé

Des faisceaux de lumière, hier soir, dans le ciel étoilé de Nice. 86 colonnes blanches – en hommage aux 86 personnes tuées sur la promenade des Anglais, il y a 3 ans – toutes victimes de l’attentat le plus meurtrier, en France, depuis les attaques du 13 novembre 2015.

avec :

Kevin Parthenay (président du Centre d’Analyse du Terrorisme), Hugo Micheron (Spécilaliste du Moyen-Orient), Anne-Clémentine Larroque (Maître de conférences en Relations internationales à Sciences Po Paris).

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2015, année charnière pendant laquelle le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, avait déclaré la guerre au terrorisme.

Depuis, la France s’est organisée. Les services de renseignement ont été renforcés, les opérations militaires prolongées – sur le territoire national et à l’étranger. Daesh a d’ailleurs été vaincu, au Levant... La France a aussi changé ses lois ainsi que l’organisation de son appareil judiciaire. Un nouveau parquet a été créé : le parquet national anti-terroriste. C’est tout récent, cela date du début du mois.

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Ces modifications, nombreuses, coïncident avec une baisse du nombre d’attentat. Il y en a eu un, cette année, à Lyon. Une attaque en 6 mois. Il y en avait déjà eu 4, l’an dernier, à la même période.

D’où cette question : a-t-on gagné la guerre contre le terrorisme ?

Daech en tant qu’organisation et entité proto-étatique a été vaincue militairement, mais ce n’est pas le cas du djihadisme en tant qu’idéologie. Celui-ci ne se limite pas qu’aux modes d’actions que sont les attentats, et ne disparaît donc pas avec la chute du califat. Hugo Micheron

Le système carcéral n’est pas étanche, il est en réalité très ouvert sur le reste de la société à travers les réseaux sociaux par exemple. Les terroristes s’y sentent à l’aise et y voient même un moyen de se renforcer psychologiquement. La question des prisons en tant qu’incubateurs du terrorisme doit être remise au centre des réflexions. Hugo Micheron

Le djihadisme a culminé en France en 2015 et 2016. Nous nous trouvons aujourd’hui dans une phase différente mais qui ne doit pas être mal comprise : une phase de réorganisation et de restructuration du terrorisme. Ce genre de cycle correspond à la capacité de ces organisations à s’adapter aux réponses que leur adressent les pays ciblés. Anne-Clémentine Larroque

Les capacités humaines et juridiques des services de renseignements ont été renforcées, notamment en ce qui concerne les enquêtes préliminaires et les techniques de renseignement. Nous nous sommes adaptés progressivement à la menace. Jean-Charles Brisard

En savoir plus : Notre politique antiterroriste est-elle efficace ?

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Références

L'équipe

Antoine Genton
Production
Elodie Piel
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Roxane Poulain
Collaboration
Valentin Berg
Collaboration
Margaux Leridon
Collaboration
Thomas Jost
Réalisation