Président Emmanuel Macron en visite à Saint Nazaire le 27 Juillet, journée de l'annonce de la nationalisation  ©Reuters - Stephane Mahe
Président Emmanuel Macron en visite à Saint Nazaire le 27 Juillet, journée de l'annonce de la nationalisation ©Reuters - Stephane Mahe
Président Emmanuel Macron en visite à Saint Nazaire le 27 Juillet, journée de l'annonce de la nationalisation ©Reuters - Stephane Mahe
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Résumé

Incitation à la reprise privée avec GM&S ou nationalisation avec les chantiers de Saint-Nazaire, la question se pose de savoir comment l’État compte définir sa politique industrielle et quels engagements il doit prendre.

avec :

Valérie Rabault (Députée PS du Tarn et Garonne.), Marie-Claire Cailletaud (Responsable confédérale pour l'industrie de la CGT), Thierry Weil (professeur à Mines Paristech (chaire Futurs de l'industrie et du travail), conseiller du laboratoire d’idées la Fabrique de l'industrie.).

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Emmanuel Macron est-il le fils spirituel d’Arnaud Montebourg ? Certes on imagine mal que l’intrépide ancien ministre du redressement productif reconnaisse une telle paternité. Et pourtant il ne renierait certainement pas la décision annoncée en grandes pompes la semaine dernière par le gouvernement : la nationalisation des chantiers navals de St Nazaire.

Les socialistes y avaient renoncé. Le nouveau Président, et de gauche et de droite, en a fait, lui, un acte fort du début du quinquennat. Ce qui aura surpris tout le monde, à commencer par les syndicats. Faut-il y voir pour autant le retour de l’État protecteur, investisseur et planificateur de l’industrie ? Ce serait oublier un peu vite la stratégie du « en même temps » du Président qui l’a précisé : cette nationalisation est temporaire et risque peu de devenir une règle.

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A plusieurs centaines de kilomètres de là, à La Souterraine dans la Creuse, les salariés de GM**&**S sont en attente de connaitre leur sort. Reprise ou liquidation, la décision du tribunal commercial de Poitiers était attendue aujourd’hui. Elle pourrait être repoussée à fin août. 277 emplois sont en jeu. Peu de chance qu’une nationalisation vienne les sauver. La fermeture de l’usine serait une catastrophe pour ce territoire où elle demeure le 2e employeur privé.

Pourtant les pouvoirs publics n’ont pas ménagé leur peine pour trouver une solution, même partielle. Toutes les conditions de l’unique repreneur ont été acceptées : hausse des commandes, investissements sur le site et pendant un temps il fut même question d’exemption de loyer.

Alors pour GM**&**S comme pour TIM dans le Nord, Whirlpool à Amiens, ou Vivarte et tant d’autres, y a-t-il une stratégie à long terme au-delà de la mobilisation de crise ?

Industrie : État sauveur ou État stratège ?

Références

L'équipe

Raphaël Bourgois
Raphaël Bourgois
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Cédric Fuentes
Collaboration
Juliette Montilly
Collaboration
Daphné Abgrall
Collaboration
Pierre Testard
Collaboration
Camille Ferey
Collaboration
Romain Masson
Réalisation
Anne-Laure Chanel
Réalisation