Photo d’un pylône électrique prise le 15 mars 2018 à Flamanville dans le Nord Ouest de la France.
Photo d’un pylône électrique prise le 15 mars 2018 à Flamanville dans le Nord Ouest de la France.
Photo d’un pylône électrique prise le 15 mars 2018 à Flamanville dans le Nord Ouest de la France. ©AFP - CHARLY TRIBALLEAU
Photo d’un pylône électrique prise le 15 mars 2018 à Flamanville dans le Nord Ouest de la France. ©AFP - CHARLY TRIBALLEAU
Photo d’un pylône électrique prise le 15 mars 2018 à Flamanville dans le Nord Ouest de la France. ©AFP - CHARLY TRIBALLEAU
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Résumé

C’est un chantier qui est quasiment terminé – depuis plusieurs semaines, même. Pourtant, ceux qui le suivent et qui y travaillent n’en voient toujours pas la fin. L’EPR de Flamanville ne cesse d’accumuler les déboires, le dernier en date remontant à une dizaine de jours.

avec :

Valérie Faudon (Déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) et Vice-Présidente de l’European Nuclear Society (ENS)), David Martineau (Directeur énergie du Cabinet de conseil SIA), Alix Mazounie (chargée de campagne énergie à Greenpeace).

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Il faut refaire certaines soudures – 8 précisément. Ce n’est pas beaucoup, mais elles sont très difficiles d’accès. Des soudures qui ne respectent pas les normes de sécurité selon l’ASN, l’Autorité de sûreté nucléaire, un organisme indépendant et exigeant.

Sur la question des soudures, les experts d’EDF et de l’ASN ont des avis divergents. Mais il n'y a pas une volonté d’imposer un choix de la part de l’ASN. David Martineau

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De nouveaux travaux en perspective pour le maître d’ouvrage EDF, qui a bien essayé d’y échapper. Mais aussi de nouveaux retards : on parlait ces derniers mois d’une possible mise en service l’an prochain ; finalement ce ne sera pas avant 2022. Dix ans après la date prévue lors du lancement du projet, dix ans de retard. Et un coût qui explose : 11 milliards d’euros selon la dernière estimation, soit trois fois le budget initial.

Ce dont la France a besoin, c’est d'un vrai programme industriel qui doit garantir la filière nucléaire. Valérie Faudon

Des chiffres affolants et une situation inquiétante. À tel point que l’hypothèse improbable d’un arrêt du chantier de l’EPR sera évoquée lors du prochain conseil d’administration d’EDF. Tout cela, alors que le nucléaire français ne sait pas très bien où il va… Une nouvelle politique, de nouveaux objectifs doivent être présentés dans 2 ans. D’ici là, l’EPR aura-t-il la peau de la filière nucléaire française ?

On doit se projeter dans le temps. Ce qu’on programme aujourd'hui, c'est déjà en prévision des années 2040-2050. On ne doit pas prolonger le parc nucléaire actuel, mais trouver comment le réduire et développer les énergies renouvelables. Alix Mazounie

En savoir plus : Divins tuyaux de l'EPR de Flamanville

En savoir plus : Bure, Flamanville… Peut-on évaluer le risque nucléaire ?

Références

L'équipe

Antoine Genton
Production
Elodie Piel
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Roxane Poulain
Collaboration
Valentin Berg
Collaboration
Margaux Leridon
Collaboration
Thomas Jost
Réalisation