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Buffon, le célèbre naturaliste des Lumières, étant mort sans avoir vu toutes les espèces dont il parle, on aimerait l’avoir eu comme compagnon, cet été, sur la route des vacances. Quelle que soit la destination choisie, il était facile de l’impressionner… Aurait-il jamais pensé entendre des cigales dans sa région d’origine, la Bourgogne ? Aurait-il imaginé croiser des requins de 10 mètres en baie de St Brieuc ? Aurait-il été inspiré par ces moustiques-tigres affamés et ces frelons asiatiques qui font des boulettes avec les abeilles ? Se serait-il baissé pour observer les chenilles processionnaires aux portes de Paris ? Il y a comme un air d’exotisme dans nos campagnes et dans nos forêts Et pour chaque espèce nouvelle, on sait à peu près ce qui l’amène… Il y a celles qui ont été invitées à venir, pour le bon plaisir de l’homme – ces animaux importés pour les fêtes foraines, puis abandonnés sur une route Celles qui SE sont invitées parce que l’écosystème était très à leur goût Et celles qui n’ont eu pas le choix parce que dans leur région d’origine, les températures ne sont plus supportables. En 20 ans le thermomètre a grimpé d’un degré en Europe, décalant les valeurs toujours plus vers le nord Et les animaux… ils suivent le mouvement Certains sont plus égaux que d’autres aurait pu dire George Orwell en parlant AUSSI du changement climatique Il y a ceux qui s’adaptent, ceux qui s’échappent… et ceux qui meurent. Faut-il s’en affoler ou reconnaître que rien n’a jamais été figé dans la nature ? Faut-il à tout prix tenter d’inverser les changements induits par l’homme ou préférer les accompagner Avant toutes choses, à quoi ressemble aujourd’hui cette nouvelle cartographie animale ? C’est la question que nous posons ce soir dans Du grain à moudre.

Jean-Denis Vigne, Pierre Zagatti, François Moutou
Jean-Denis Vigne, Pierre Zagatti, François Moutou
© Radio France
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Julie Gacon
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Production
Anne-Laure Chanel
Réalisation