Abbas Araghchi, député politique au ministère des Affaires étrangères d'Iran, et Helga Schmid, secrétaire générale du Service européen d’action extérieure (SEAE), lors de la réunion sur le nucléaire iranien le 28 juillet 2019 à Vienne, en Autriche.
Abbas Araghchi, député politique au ministère des Affaires étrangères d'Iran, et Helga Schmid, secrétaire générale du Service européen d’action extérieure (SEAE), lors de la réunion sur le nucléaire iranien le 28 juillet 2019 à Vienne, en Autriche. ©AFP - Alex Halada
Abbas Araghchi, député politique au ministère des Affaires étrangères d'Iran, et Helga Schmid, secrétaire générale du Service européen d’action extérieure (SEAE), lors de la réunion sur le nucléaire iranien le 28 juillet 2019 à Vienne, en Autriche. ©AFP - Alex Halada
Abbas Araghchi, député politique au ministère des Affaires étrangères d'Iran, et Helga Schmid, secrétaire générale du Service européen d’action extérieure (SEAE), lors de la réunion sur le nucléaire iranien le 28 juillet 2019 à Vienne, en Autriche. ©AFP - Alex Halada
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C’est un tournant, une rupture, même, pour certains. Un traité de désarmement nucléaire va devenir caduc, demain : le traité FNI, pour forces nucléaires à portée intermédiaire.

Avec
  • François Heisbourg Conseiller spécial à l’ISS (International Institute for Strategic Studies), conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)
  • Jean-Marie Collin expert et porte-parole de ICAN France (Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires).
  • Antoine Bondaz Chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, enseignant à Sciences Po
  • Benoît Pelopidas fondateur du programme d’étude des savoirs nucléaires Nuclear Knowledges à SciencesPo.

Un texte signé entre les États-Unis et la Russie en 1987. Il avait pour objectif l’élimination d’une catégorie d’armes, certains missiles de croisière, notamment.

Ce sont les Américains qui ont mis fin à ce traité, de manière unilatérale, accusant les Russes de ne pas l’avoir respecté. Une décision qui intervient dans un contexte particulièrement tendu : la Corée du Nord vient de dévoiler un sous-marin qui pourrait être équipé de têtes nucléaires ; l’Inde et le Pakistan, deux des 9 puissances nucléaires, entretiennent des relations de plus en plus tendues ; et l’Iran menace de reprendre son programme nucléaire militaire.

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Tout cela, alors qu’un autre traité bilatéral, Start III, arrive à échéance dans deux ans sans que des discussions pour un éventuel renouvellement n’aient encore commencé.

D’où cette question : se dirige-t-on vers un réarmement nucléaire général ?

La fin du traité du FNI n'est pas le début d'une course aux armements mais plutôt l'effet et la conclusion d'une tendance antérieure. Benoît Pélopidas.

Il n'y a pas de réarmement général quantitatif. A la fin de la guerre froide, il y avait entre 60 et 70 000 ogives nucléaires dans le monde. Aujourd'hui, il y en a moins de 14 000. Le problème ce n'est pas la quantité mais la nature des armements. La modernisation signifie une pérennisation. François Heisbourg

On parle en France de modernisation et de renouvellement, ce qui pose problème. Il n'y a aucune volonté d'aller dans le sens d'un processus qui va dans une dénucléarisation des armements. Jean-Marie Collin

En Chine, la question nucléaire n'est pas une question, c'est un symbole de l’indépendance de la Chine. Le nucléaire militaire est présenté commue une prouesse technique et scientifique. En Corée du Nord, c'est un instrument de légitimation du régime. Antoine Bondaz

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