France Culture
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Avec
  • François Dubuisson professeur de droit international à l'Université Libre de Bruxelles
  • Michèle Sibony porte-parole de l'Union Juive Française pour la Paix, association qui soutient la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions)
  • Rodolphe Cahn avocat, président de la Licra-Mulhouse et membre du bureau exécutif de la Licra
  • Pascal Markowicz avocat, signataire de plusieurs tribunes contre le boycott

Relaxés ! 3 militants pro-palestiniens, poursuivis pour avoir appelé au boycott de produits israéliens devant un supermarché de Perpignan, en mai 2010, ont été ‘’blanchis’’ par la justice hier. La cour d’appel de Montpellier a confirmé le jugement prononcé en première instance, l’été dernier. Ils étaient poursuivis pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence.

Il y a donc eu relaxe cette fois-ci, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, en novembre dernier, dans une affaire similaire, la cour d’appel de Colmar décidait au contraire de condamner d’autres militants, à des peines de 1000 euros avec sursis. Illustration parfaite du flou juridique qui entoure aujourd’hui en France la question du boycott des produits made in Israël.

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Une question de plus en plus audible à l’échelle internationale, la polémique autour de l’actrice Scarlett Johansson, critiquée pour avoir accepté de faire la promotion d’une marque israélienne installée dans les territoires palestiniens, cette polémique ne constituant que l’écume d’un mouvement qui inquiète de plus en plus, dit-on, le gouvernement israélien.

Rodolphe Cahn, Michèle Sibony, François Dubuisson et Pascal Markowicz
Rodolphe Cahn, Michèle Sibony, François Dubuisson et Pascal Markowicz
© Radio France - JCF

Cette question n’est pourtant pas nouvelle. C’est en 2005 que la campagne BDS : Boycott, Désinvestissement et Sanctions, a été lancée par des membres de la société civile palestinienne, pour dénoncer notamment la construction du mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie.

Une façon d’obtenir, de manière pacifique, un changement dans la politique israélienne. Mais une méthode qui, pour ses opposants, est à la fois illégale et illégitime.

« A quoi sert le boycott des produits israéliens ? »

C’est notre sujet du jour.

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