France Culture
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Sur qui passer ses nerfs aujourd’hui ? Les pauvres ? Ça ne se fait pas. Les riches ? Ça ne se fait plus. Les religions et ceux qui les pratiquent ? C’est à vos risques et périls. Les étrangers ? Même à l’extrême-droite, on fait mine de ne pas y toucher.

Restent les bobos. Ahhh, le beau punching-ball que voilà. Les bobos ont cet avantage qu’ils ne viendront jamais se plaindre de s’être trop fait taper dessus. Non pas qu’ils n’existent pas : nous les croisons par poignées de douze dans nos vies quotidiennes. Mais personne ou presque ne se revendique de cette appartenance à la bourgeoisie-bohème.

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C’est donc tout naturellement que le bobo est devenu un incontournable du discours politico-médiatique. Un symptôme des dérives de tous les libéralismes. Libéralisme culturel puisqu’il se veut à l’avant-garde sur les questions sociétales, ce qui le fait détester de la droite. Libéralisme économique puisqu’il participe à la relégation des classes populaires, ce qui lui vaut d’être qualifié de traitre par une partie de la gauche.

Thomas Legrand, Eric Agrikoliansky et Anaïs Collet
Thomas Legrand, Eric Agrikoliansky et Anaïs Collet
© Radio France - JCF

Pourtant, le bourgeois bohème n’a sans doute pas que des défauts. Son utilité ne saurait se résumer à celle de bouc émissaire.

« *A quoi servent les bobos ? * »

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