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Le scrutin municipal d'Hénin-Beaumont était considéré comme un test national pour le Front National. Une ville minière en crise sévère, un ancien maire socialiste incarcéré pour détournement de fonds publics, une dette municipale pharamineuse et des impôts locaux qui ont doublé en cinq ans... un boulevard paraissait ouvert devant le candidat du FN, activement soutenu sur place par Marine Le Pen. Il a pourtant été battu par le candidat d'Alliance républicaine, Daniel Duquenne, élu au 2° tour avec 52 % des voix. Il était soutenu par l'ensemble des partis de gauche, ainsi que par le MoDem et par l'UMP. Dans d'autres pays européens, des partis protestataires, comme la Ligue du Nord italienne, ont su se muer en partis de gestion locale. C'est un tournant que Marine Le Pen voudrait bien faire prendre au Parti créé par son père. D'autant que le FN a déjà, par le passé, conquis la mairie de plusieurs villes moyennes : Dreux en 1983, Toulon, Orange et Marignane en 1995, Vitrolles en 1998. Mais le fait est que le Front National n'a su conserver aucune de ces municipalités. Quel genre de gestionnaire est-il donc ? Sept ans après avoir créé la surprise en battant le candidat de la gauche au premier tour de la présidentielle de 2002, le vieux parti nationaliste est-il engagé sur la voie d'un déclin irrémédiable ? Un certain nombre de partis populistes et eurosceptiques viennent de réussir de véritables percées aux élections européennes. Il ne semble pas que le Front National ait réussi à s'engouffrer dans cette brèche. En quoi ce parti diffère-t-il donc de ces nouvelles formations populistes, qui ont fait campagne sur le thème du refus de l'islam et de la candidature turque ? Nous en parlons ce soir avec...

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration