France Culture
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C'était la rentrée de 2007. Quelques mois après l'annonce par le Ministre de l'assouplissement de la carte scolaire, un rapport de deux inspecteurs, Obin et Peyroux, confortait les craintes des plus hostiles : à leurs yeux, et d'après des fuites, les nouvelles dispositions n'avaient fait qu'accélérer des processus sociaux de ségrégation déjà à l'oeuvre depuis des années. La mixité sociale était mise à l'épreuve dans les deux extrémités de la hiérarchie des établissements: dans les plus convoités, il y avait peu d'élèves de condition modeste ; dans les collèges les plus évités, les catégories favorisées avaient disparu. Deux rentrées plus tard, c'est au tour des chefs d'établissement de donner de la voix. Aujourd'hui même leur syndicat majoritaire a réclamé la création d'un observatoire de la mixité sociale et scolaire afin de mesurer les effets de la réforme. Selon son secrétaire général, l'assouplissement de la sectorisation a eu pour conséquence que les meilleurs élèves se polarisent sur les meilleurs établissements. « La seule régulation qui subsiste, a-t-il ajouté en conférence de presse, c'est quand les établissements demandés sont pleins ». Allons-nous donc vers un total libre choix de l'établissement, quand même la Grande-Bretagne en revient ? Quelles sont les motivations des parents quand ils demandent une dérogation ? Et surtout les processus d'évitement des collèges et lycées d'affectation étaient-ils si nombreux qu'ils justifiassent une telle remise en cause ?

Références

L'équipe

Julie Clarini
Production
Brice Couturier
Brice Couturier
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Avril Ventura
Collaboration
Francesca Fossati
Collaboration
Mathieu Sarda
Collaboration