Armin Capaul, à l'origine d'un référendum en Suisse pour préserver les vaches à cornes, photographié le 16 octobre 2018 près de Perrefitte.
Armin Capaul, à l'origine d'un référendum en Suisse pour préserver les vaches à cornes, photographié le 16 octobre 2018 près de Perrefitte.  ©AFP - Fabrice COFFRINI
Armin Capaul, à l'origine d'un référendum en Suisse pour préserver les vaches à cornes, photographié le 16 octobre 2018 près de Perrefitte. ©AFP - Fabrice COFFRINI
Armin Capaul, à l'origine d'un référendum en Suisse pour préserver les vaches à cornes, photographié le 16 octobre 2018 près de Perrefitte. ©AFP - Fabrice COFFRINI
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Le référendum d’initiative citoyenne est une des revendications des « gilets jaunes ». Cette pratique de la démocratie directe existe notamment en Suisse. Le gouvernement français devrait-il s’inspirer du système politique suisse pour se reconnecter avec sa base ?

Avec
  • Lisa Mazzone conseillère nationale, membre des Verts
  • Olivier Meuwly historien et essayiste, chroniqueur au journal Le Temps, membre du parti PLR-Les Libéraux-Radicaux
  • Ariane Hasler Correspondante à Paris pour la Radio Télévision Suisse (RTS)

Cette émission s'inscrit dans le dossier " Colère jaune" qui regroupe les différents débats du Grain à moudre sur le mouvement des "gilets jaunes".

Dans un article récent, le journaliste Richard Werly, correspondant à Paris pour le journal Le Temps, fait le constat suivant à propos de l’actualité sociale française : "chaque journaliste suisse affairé à discuter avec les ‘gilets jaunes’ en a fait l’expérience. Après quelques échanges, la question s’invite invariablement dans la discussion. Quid de la démocratie directe qui permet au peuple helvétique de s’exprimer ?"

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Le fait est que le modèle suisse semble répondre au diagnostic politique et aux préoccupations du moment. La démocratie représentative est en crise, les représentants sont déconnectés, il faut redonner la parole au peuple, le référendum d’initiative populaire en est un des instruments, la Suisse en est la meilleure ambassadrice.

Il est vrai que, vu de loin, notre voisin présente de nombreux attraits. Les votations, organisées quatre fois par an, permettent d’autant mieux aux citoyens de s’exprimer qu’ils ont l’initiative d’une partie des textes sur lesquels ils se prononcent. Cette soupape démocratique permet de gouverner par consensus, et d’assurer au régime une stabilité enviable dans un contexte européen agité.

Vu de près, tout n’est pas si parfait. Certaines initiatives vont à l’encontre des engagements internationaux de la Suisse, et témoignent d’un repli identitaire. Par ailleurs, l’obsession du consensus produit aussi une forme d’immobilisme.

"La Suisse est-elle le paradis de la démocratie directe ?"

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L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Antoine Tricot
Production déléguée
Virginie Le Duault
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Fanny Richez
Collaboration