Les analyses sur la colère des "gilets jaunes" ne mentionnent que très rarement la question des conditions de travail. Et si le malaise social en dépendait, finalement?
Les analyses sur la colère des "gilets jaunes" ne mentionnent que très rarement la question des conditions de travail. Et si le malaise social en dépendait, finalement?  ©Maxppp - Luc Nobout /IP3 PRESS
Les analyses sur la colère des "gilets jaunes" ne mentionnent que très rarement la question des conditions de travail. Et si le malaise social en dépendait, finalement? ©Maxppp - Luc Nobout /IP3 PRESS
Les analyses sur la colère des "gilets jaunes" ne mentionnent que très rarement la question des conditions de travail. Et si le malaise social en dépendait, finalement? ©Maxppp - Luc Nobout /IP3 PRESS
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Le mouvement des gilets jaunes exprime sans aucun doute un malaise social. Inégalités, pouvoir d’achat, chômage... ses causes sont multiples. Mais qu’en est-il du mal-être au travail ? Et si nous traversions en réalité une crise du management ?

Avec
  • Laurent Cappelletti Professeur titulaire de chaire Comptabilité Contrôle de Gestion au Conservatoire National des Arts et Métiers (Le CNAM), directeur à l'Institut de Socio-Economie des Entreprises et des Organisations (ISEOR).
  • Lise Gaignard Psychanalyste et chercheuse en psychologie du travail
  • Jean-François Amadieu Sociologue du travail, professeur à l’Ecole de management de l’université Paris I

Cette émission s'inscrit dans le dossier " Colère jaune" qui regroupe les différents débats du Grain à moudre sur le mouvement des "gilets jaunes".

C’est le grand absent de la mobilisation des "gilets jaunes" : le travail. Les revendications portent, pour l’essentiel, sur la question du pouvoir d’achat, la pression fiscale, le niveau des rémunérations. Mais très peu sur la nature même du travail, ce qui est assez étrange dans la mesure où les manifestants se recrutent (c’est ce que disent les premières études sociologiques) dans le milieu des ouvriers et des employés.

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Or le monde du travail va mal. Là encore, de nombreuses études alimentent ce constat : celui d’une perte de sens, d’un manque de considération, d’une insatisfaction généralisée. Fin novembre, l’Institut Sapiens publiait une étude sur "le coût caché de l’absentéisme au travail". Et désignait un responsable pour expliquer la hausse de ce phénomène : le mauvais management dans les entreprises, qu’elles soient privées ou publiques.

Dès lors, il était tentant d'élaborer une hypothèse (une de plus s’agissant des "gilets jaunes") : à savoir se demander s’il peut y avoir une corrélation, ou à défaut des points communs, entre ces deux crises, celle du monde du travail et celle qui s’exprime dans la rue aujourd’hui.

"Malaise social : un problème de management ?"

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