Comment juger les terroristes ?

Gendarme et journalistes dans la salle d’audience (Voltaire) du Palais de Justice avant l’ouverture du procès d’Abdelkader Merah (2 octobre 2017)
Gendarme et journalistes dans la salle d’audience (Voltaire) du Palais de Justice avant l’ouverture du procès d’Abdelkader Merah (2 octobre 2017) ©AFP - ERIC FEFERBERG
Gendarme et journalistes dans la salle d’audience (Voltaire) du Palais de Justice avant l’ouverture du procès d’Abdelkader Merah (2 octobre 2017) ©AFP - ERIC FEFERBERG
Gendarme et journalistes dans la salle d’audience (Voltaire) du Palais de Justice avant l’ouverture du procès d’Abdelkader Merah (2 octobre 2017) ©AFP - ERIC FEFERBERG
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Le procès de Mohamed Merah ne peut pas avoir lieu, pourtant, c’est bien le « procès Merah » qui s’est ouvert le 2 octobre. Un procès nécessaire pour les familles des victimes et l’opinion publique. Mais qui ou que juge-t-on vraiment ? Peut-on se défaire de l’opinion publique dans un tel procès ?

Avec
  • Virginie Sansico Historienne, rattachée au laboratoire Histoire-territoires-mémoire de l’université de Caen et au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) de l’université de Saint-Quentin en Yvelines.
  • Antoine Mégie Politiste, maitre de conférences à l’université de Rouen
  • Marie Dosé Avocate au barreau de Paris

Verdict imminent au procès d’Abdelkader Merak et de Fettah Malki. Les juges de la cour d’assises spéciales délibèrent. La perpétuité, assortie d’une peine de sureté de 22 ans, a été requise contre le premier, pour complicité dans les assassinats commis par son frère Mohamed en mars 2012, à Montauban et à Toulouse. Ses avocats ont plaidé l’acquittement. Le second prévenu encourt une peine de 20 ans de réclusion : il était poursuivi pour avoir fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohamed Merah.

Comme tous les procès d’assises liés à des affaires de terrorisme, celui-ci aura été hors norme. Par le temps de l’instruction, par la durée des débats, par le nombre de parties civiles et d’avocats. Mais aussi parce que ceux qui étaient dans le box des accusés n’étaient pas ceux qu’on aurait d’abord voulu y voir.

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Mohamed Merah est mort, tout comme la plupart des terroristes qui sont passés à l’acte en France en 2015. Dès lors, ce ne sont plus les responsables directs des attentats qui sont jugés dans ces procès, à la fois indispensables pour les familles et la société, mais sans doute aussi frustrants, du fait de cette absence.

‘’Comment juger les terroristes ?’’

Dossier "La justice face au terrorisme" par Florence Sturm : entretiens, reportage et analyse à lire ici.

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