Crise grecque : les médias doivent-ils faire leur mea culpa ?

Manifestation en juin 2016 pour la démission du gouvernement
Manifestation en juin 2016 pour la démission du gouvernement ©AFP - PANAYIOTIS TZAMAROS
Manifestation en juin 2016 pour la démission du gouvernement ©AFP - PANAYIOTIS TZAMAROS
Manifestation en juin 2016 pour la démission du gouvernement ©AFP - PANAYIOTIS TZAMAROS
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Les médias ont désigné la Grèce comme le mauvais élève de l'Europe. Sont-ils aujourd'hui prêts à plus de discernement ?

Avec
  • Cécile Ducourtieux Correspondante du journal Le Monde à Londres
  • Romaric Godin Journaliste économique à Mediapart
  • Alexia Kefalas Journaliste franco-grecque

Les lignes sont-elles en train de bouger en Europe à propos de la crise grecque ? La dernière réunion de l’Eurogroupe sur le sujet, le 22 mai dernier, s’est soldée par un échec, ses membres ne parvenant pas à se mettre d’accord sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide à la Grèce, de l’ordre de 7 milliards d’euros. Mais hier, le numéro 2 de la Banque centrale européenne, le Français Benoit Coeuré, a appelé les ministres de la zone euro à cesser de tergiverser. Et surtout à prendre des mesures d’allègement de la dette grecque lors de leur prochaine réunion, le 15 juin.
Pour l’agence Reuters, ce proche de Mario Draghi, le président de la BCE "s’est ainsi placé nettement du côté" d’Athènes dans le débat qui l’oppose en particulier à l’Allemagne.

Ce changement de ton, la presse s’en fait aussi l’écho à travers des éditoriaux beaucoup moins catégoriques qu’ils ne l’étaient il y a encore deux ans, lorsque la crise grecque faisait la Une des journaux, et que le pays et ses habitants étaient renvoyés au statut de mauvais élèves de l’Europe. Le Monde parle désormais de ‘’feuilleton infernal’’, Les Echos d’un ‘’remède qui devient pire que le mal’’. L’austérité, défendue jusque-là par une majorité de médias, ne semble plus avoir les mêmes faveurs.

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