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La crise du logement dans laquelle s'enfonce la France est de plus en plus préoccupante. A l'insuffisance quantitative des logements s'ajoute désormais le décalage, croissant, entre les moyens des ménages et le coût d'un toit, en accession à la propriété comme en location - cela sans prendre en compte la hausse du chômage dont les conséquences commencent seulement à se faire sentir. En France, on estime à 3 millions et demi les « mal-logés », pas seulement ceux qui n'ont pas de toit du tout, mais la cohorte des malheureux, souvent des familles, serrés entre des murs exigus et insalubres, accueillis chez des amis, hébergés dans des foyers, ou pire, pris en otage par des marchands de sommeil. L'association Droit au Logement appelle ces épreuves, qui souvent se combinent, «l'errance urbaine ». Alors la loi DALO, pensée et instaurée dans l'urgence il y a deux ans après la mobilisation des Enfants de Don Quichotte, a-t-elle changé un tant soit peu le destin de ceux qui n'ont pas d'abri décent ? Depuis un an qu'elle a offert la possibilité aux familles d'attaquer l'Etat lorsqu'il ne leur garantit pas le droit au logement, on estime à 10 000 ceux qui ont trouvé un hébergement après ce recours. 6000 sur 115000 dossiers déposés. Est-ce assez pour que l'on puisse dire que le droit au logement n'est pas simplement théorique ?

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration