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En 15 ans, la dette publique accumulée par notre Etat a été multipliée par 2,5. Elle représente actuellement un montant de 41 000 Euros par ménage, selon l'Observatoire de la dette publique. Les rapports se succèdent, chaque fois plus alarmistes. Celui de Michel Pébereau semblait avoir réussi à percer le mur du silence qui entoure, depuis des décennies, les conséquences accumulées du laxisme financier manifesté par les dirigeants politiques de notre pays, quelle que soit leur appartenance politique. On pouvait croire que la leçon avait été entendue, puisque les trois candidats les mieux placés dans la course à la présidence avaient placé la réduction des déficits publics et le remboursement de la dette dans leurs priorités. 6 mois plus tard, où en est-on ? Les prévisions de l'OCDE pour la France, l'an prochain, sont à cet égard, franchement pessimistes : le pays ne parviendra pas à amorcer le redressement de son déficit budgétaire (aux alentours de 2,6 %), par conséquent, le poids de la dette accumulée va continuer à s'alourdir pour atteindre, passant de 64 % du PIB, cette année, à 67 % d'ici la fin de 2009. On se souviendra alors des engagements pris par le premier ministre de Villepin, au nom de la France, de ramener notre niveau d'endettement à 60 % du PIB en 2010... Pourquoi l'Etat français, qui dépense plus de 54 % de toute la richesse produite dans le pays, est-il devenu l'un des plus chers du monde - juste derrière la Suède et le Danemark ? De quoi sont faites ses dépenses ? Comment se répartissent-elles, notamment entre Etat et collectivités territoriales ? Peut-on mieux faire ? Qu'est-ce qui peut bien justifier un niveau de dépense et d'endettement aussi hors norme ? Mais surtout, comment se fait-il que l'évolution de nos comptes se traduisent par une constante dégradation, alors que dans l'évolution inverse soit actuellement l'inverse chez nos voisins ? Est-il exact que ces déficits accumulés aient servi à financer, non pas des dépenses d'investissement, mais des dépenses courantes ? Les premières mesures financières prises par l'actuel gouvernement, caractérisée notamment par un « choc fiscal » destiné à stimuler la consommation vont-elles dans le sens souhaité ? Où pourrions-nous mieux en parler que dans les locaux de la Cour des Comptes, cette institution indépendante destinée à contrôler la régularité et l'efficacité des dépenses publiques ?

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Brice Couturier
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