Faut-il lutter à tout prix contre l'échec à l'université ?

Doit-on se priver de la possibilité d’échouer à l’université pour éviter le « butinage » de certains étudiants ?
Doit-on se priver de la possibilité d’échouer à l’université pour éviter le « butinage » de certains étudiants ?  ©Maxppp - Guillaume Bonnefont
Doit-on se priver de la possibilité d’échouer à l’université pour éviter le « butinage » de certains étudiants ? ©Maxppp - Guillaume Bonnefont
Doit-on se priver de la possibilité d’échouer à l’université pour éviter le « butinage » de certains étudiants ? ©Maxppp - Guillaume Bonnefont
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Le tirage au sort à l’entrée de l’université devrait être remplacé cette année par l’instauration de nouveaux attendus. Ce système permettra-t-il aux étudiants de trouver la "bonne voie" ? Si l’échec en première année est un problème, la réorientation est-elle un échec contre lequel il faut lutter ?

Avec
  • Olivier Vial président de l'UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires
  • Georges Haddad président de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Romuald Bodin Sociologue

’Orientation et réussite des étudiants’’ : tel est le titre du projet de loi sur les modalités d’entrée à l’université, qui sera présenté ce mercredi en conseil des ministres. Un texte très attendu après l’énorme cafouillage de la dernière rentrée, qui a vu des étudiants être tirés au sort à leur entrée en licence pour compenser les ratés de feu la procédure APB (pour admission post-bac).

Aucune autre solution ne pouvant être pire que celle-ci, c’est dans un contexte plutôt favorable que la nouvelle loi va être présentée. D’autant que le gouvernement se garde bien d’utiliser le terme de ‘’sélection’’ pour définir les nouvelles modalités. Il n’est même plus question de ‘’pré-requis’’. L’inscription à l’université reste un droit pour tout bachelier. En revanche, le conseil de classe, au lycée, donnera désormais son avis, tandis qu’une solution de formation devra être proposée au lycéen si ses candidatures ne sont pas retenues.

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Le principal objectif affiché par ce projet, c’est de lutter contre l’échec en licence : 60 % dès la première année selon Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur. Un pourcentage qui serait absolument dramatique s’il ne cachait pas une diversité de situations. Car pour de nombreux étudiants, changer de filière en cours de route est davantage un signe de souplesse que de fiasco.

’Faut-il lutter à tout prix contre l’échec à l’Université ?’’

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