Salle de Cours de l'ENA, Janvier 2013
Salle de Cours de l'ENA, Janvier 2013 ©AFP - Patrick Hertzog
Salle de Cours de l'ENA, Janvier 2013 ©AFP - Patrick Hertzog
Salle de Cours de l'ENA, Janvier 2013 ©AFP - Patrick Hertzog
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Lors d’un discours à la Cour des Comptes, le chef de l’Etat proposait une remise en cause du classement de sortie de l’ENA. Démocratisation des hautes fonctions, carrières plus souples, meilleure efficacité des institutions, que représenterait cette réforme pour l’Etat ?

Avec
  • Maya Bacache-Beauvallet professeur de sciences économiques à Telecom ParisTech, co-responsable au Cepremap de l’axe Economie Publique
  • Luc Rouban directeur de recherche au CNRS / CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po), auteur notamment de « Quel avenir pour la fonction publique ? », ed. La documentation française, 2017.
  • Marie-Françoise Bechtel ancienne directrice de l'ENA, ancienne députée de l'Aisne

Une administration "plus déconcentrée" et "plus responsabilisée" : c’est le cap défini la semaine dernière par Emmanuel Macron en vue de la prochaine réforme de l’Etat. Un comité interministériel de la transformation publique est prévu demain. L’occasion pour le gouvernement de valider les premières orientations de ce qui se présente comme un des grands chantiers du quinquennat.

Ce n’est pas un hasard si le président de la République avait choisi l’audience solennelle de rentrée de la Cour des comptes pour s’exprimer sur le sujet. Car ce grand corps de l’Etat, lieu d’excellence, est aussi un des symboles de ses rigidités. Comme l’Inspection générale des finances, et comme le Conseil d’Etat, la Cour des comptes accueille chaque année les meilleurs élèves de l’ENA, en tout cas les mieux classés. Question de prestige, de perspective de carrière : c’est au sein de ces trois corps que l’avenir s’annonce le plus radieux.

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Problème : ces choix de carrière se font au détriment d’administrations moins prisées, l’Education nationale ou les Affaires sociales par exemple. C’est en tout cas ce que déplore Emmanuel Macron, lui-même énarque, et à quoi il entend remédier en faisant en sorte que "les fonctionnaires des grands corps se frottent au réel" et que leur parcours, durant les premières années, puisse être modifié "pour tenir compte des priorités gouvernementales".

Pour y arriver : "Faut-il supprimer le classement de sortie de l’ENA ? "

Liens

  • Rapport CEVIPOF : "L'ENA ou 70 ans de paradoxe", de Luc Rouban, septembre 2015
  • "Classement à l'ENA, l'impossible réforme", Le Monde par Béatrice Jérôme le 10/05/2012

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