Slobodan Milosevic, ancien président de Yougoslavie, lors de son procès au Tribunal Pénal International d’ex-Yougoslavie (29 octobre 2001)
Slobodan Milosevic, ancien président de Yougoslavie, lors de son procès au Tribunal Pénal International d’ex-Yougoslavie (29 octobre 2001) ©AFP - PAUL VREEKER / REUTERS
Slobodan Milosevic, ancien président de Yougoslavie, lors de son procès au Tribunal Pénal International d’ex-Yougoslavie (29 octobre 2001) ©AFP - PAUL VREEKER / REUTERS
Slobodan Milosevic, ancien président de Yougoslavie, lors de son procès au Tribunal Pénal International d’ex-Yougoslavie (29 octobre 2001) ©AFP - PAUL VREEKER / REUTERS
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Le 21 décembre dernier, le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie a fermé ses portes. Pionnier en matière de justice internationale, il a permis de juger des criminels de guerre, y compris des chefs d’État. Quels ont été les succès et les limites de ce tribunal créé en 1993 ?

Avec
  • Florence Hartmann ancienne porte-parole de la procureuse du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et correspondante du journal Le Monde pendant le conflit des Balkans
  • Isabelle de Gaulmyn Journaliste, rédactrice en chef du quotidien La Croix
  • Céline Bardet Juriste et enquêtrice criminelle internationale

« La politique est à la justice ce que l’eau est au métal : elle corrode, elle ronge, elle corrompt et finalement elle anéantit. » C’est le dur constat de Carla Del Ponte, il y a 10 ans, lors d’une conférence universitaire. La procureure du tribunal international pour l’Ex-Yougoslavie exprimait cette difficulté à faire appliquer une justice internationale quand des intérêts politiques et diplomatiques s’en mêlent. 

Et ce Tribunal en question, en a fait les frais au cours de ses 24 ans d’existence, où en presque 11 000 jours de procès, 161 personnes ont été mises en accusations, et 90 condamnées pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le processus a été long, coûteux et s’est heurté bien souvent à la sourde oreille ou au refus des Etats de procéder à des arrestations, de protéger des témoins, et encore plus d’accompagner les victimes. 

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Ce Tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie a donc fermé ses portes il y a une semaine et la question de son bilan, de son héritage, se posent, ainsi que celle de son utilité. 

« A qui ce tribunal a-t-il servi ? »

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L’ONG, fondée et présidée par Céline Bardet « We Are NOT Weapons Of War » (WWoW), qui vise à lutter contre le viol de guerre est à retrouver : ici.

Du Grain à moudre
40 min
Une émission en partenariat avec le journal La Croix, co-animée avec Isabelle de Gaulmyn.
Une émission en partenariat avec le journal La Croix, co-animée avec Isabelle de Gaulmyn.

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