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Témoignage de Jacques Jessel, ministre plénipotentiaire honoraire, diplomate spécialiste des relations franco-allemandes : « Cela me paraissait d'une logique imparable : à partir du moment où le Mur était ouvert, la RDA ne pouvait pas subsister. Paris n'a pas compris cela et a essayé d'empêcher la réunification allemande, persuadée que l'URSS n'admettrait jamais la disparition de la RDA, sans se rendre compte qu'elle n'en n'avait plus ni les moyens, ni la volonté. » En effet, le 20 mai 1989, Mitterrand dit à George Bush Père qu'il ne croit pas à la réunification de l'Allemagne, car « les Soviétiques s'y opposeront, y compris par la force. Ce serait pour eux un casus belli ». Et lorsque Helmut Kohl présente, le 28 novembre, son programme en dix points pour une réunification des deux Allemagnes, sans en avoir averti ses partenaires européens, le président français ne cache pas sa colère. Pourtant, à la différence de Margareth Thatcher, Mitterrand ne surestimait pas ses propres capacités à empêcher une réunification que voulait Kohl et qu'appuyaient les Américains. Mais il semble qu'il ait cru pouvoir compter sur Gorbatchev pour l'empêcher, ou en tous cas, la retarder. Reste que certains, aujourd'hui, rendent les réticences de François Mitterrand envers la réunification allemande responsables d'une brouille durable au sein du couple. Qu'en est-il et que peut-on en tirer pour l'état actuel des relations franco-allemandes ?

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration