JO de Sotchi : le monde du sport doit-il se taire ?

France Culture
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Avec
  • Valérie Fourneyron Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative - Maire de Rouen
  • Fabrice Jouhaud directeur de la rédaction du quotidien L’équipe
  • Stéphane Caristan ancien champion d'Europe du 110 mètres haies et consultant Eurosport

On connaitra samedi soir le nom de la ville organisatrice des Jeux olympiques d’été en 2020. Elles ne sont plus que trois à concourir : Istanbul, Madrid, et Tokyo. Trois villes pour trois pays confrontés, aujourd’hui, à des difficultés économiques, sociales, écologiques, mais qui ne devraient pas, quelle que soit la lauréate, poser de véritable problème sur le plan de l’éthique olympique.

Ce qui est loin d’être le cas s’agissant de la prochaine terre d’accueil des JO : la Russie. Les Jeux d’hiver sont programmés à Sotchi, au bord de la Mer Noire, en février prochain, dans un pays qu’on aurait bien du mal à situer sur la carte des grandes démocraties.

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Durant l’été, des appels au boycott des prochains JO ont été lancés, même si le mouvement reste, pour l’instant, limité. En cause : la loi russe, ouvertement dirigée contre les homosexuels, qui interdit toute propagande des sexualités non-traditionnelles devant des mineurs. Une loi en totale contradiction avec les principes fondamentaux de l’olympisme (pas de discrimination, quelle qu’elle soit), et qui renvoie les athlètes et leurs dirigeants à une vieille problématique : comment se positionner politiquement dans un monde, celui du sport, qui se veut apolitique.

Stéphane Caristan, Valérie Fourneyron et Fabrice Jouhaud
Stéphane Caristan, Valérie Fourneyron et Fabrice Jouhaud
© Radio France - JCF

Aux mondiaux d’athlétisme au mois d’août, à Moscou, on a vu une sauteuse en hauteur suédoise afficher son soutien aux homosexuels en se présentant avec les ongles peints aux couleurs de l’arc en ciel une perchiste russe stigmatiser les comportements anormaux des gays et des lesbiennes un perchiste français revendiquer une stricte neutralité sur le sujet, sur le thème « ne mélangeons pas le sport et la politique »

En 2008, avant les Jeux de Pékin, d’autres sportifs, français, avaient milité pour pouvoir porter un badge affichant cet inoffensif slogan : «* Pour un monde meilleur * ». Initiative finalement rejetée par les instances olympiques.

Faut-il imaginer autre chose pour les JO de Sotchi ? «* Le monde du sport doit-il se taire ?* »

C’est notre sujet du jour.

Chronologie : des JO très politiques :

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