Jusqu'où pousser la préférence nationale ?
Jusqu'où pousser la préférence nationale ? ©Reuters - Jacky Naegelen
Jusqu'où pousser la préférence nationale ? ©Reuters - Jacky Naegelen
Jusqu'où pousser la préférence nationale ? ©Reuters - Jacky Naegelen
Publicité

‘’Instaurer la priorité nationale pour l’emploi, le logement et les aides sociales’’ : c’est un des principaux axes du programme de Marine Le Pen. Une discrimination à l’égard des étrangers qui finit par déborder le seul cadre du FN.

Avec
  • Nicolas Bay député européen du Rassemblement National
  • Serge Slama Professeur de droit public à l'université de Grenoble Alpes, membre du Centre de Recherches Juridiques (CRJ)
  • Saber Mansouri historien et écrivain

‘’Touche pas à mes quotas’’ : c’est le titre de l’appel lancé il y a quelques jours par la Sacem dans le Journal du dimanche, et signé par des centaines d’artistes. Raison de cet appel : une inquiétude face à une hypothétique réduction du pourcentage obligatoire de chanson d’expression française à la radio. Les Goldman, Biolay, Aznavour et autres Cabrel (pour n’en citer que quelques uns) auront sans doute été surpris d’apprendre qu’en signant cet appel, ils fréquentaient les mêmes plates-bandes que le Front national. Le FN s’est en effet réjoui de cette mobilisation. Ainsi Marion Maréchal Le Pen, qui libellait ainsi un message sur son compte Twitter le 15 juin dernier : ‘’Bravo à tous nos artistes français qui se mobilisent pour la préférence nationale !’’

La ‘’préférence nationale’’ : voilà une priorité qui distingue clairement le Front national des autres partis politiques représentés dans les assemblées. La formation dirigée par Marine Le Pen entend l’appliquer dans les domaines de l’emploi, du logement et des aides sociales. Quitte à aller contre l’universalité des droits fondamentaux, universalité inscrite dans la Constitution. Cela dit, cette universalité parait déjà mal en point à en juger par les conclusions rendues le mois dernier par le Défenseur des droits dans son rapport ‘’Les droits fondamentaux des étrangers en France’’. D’où il ressort que les discriminations à l’égard de ces derniers s’est banalisée, qu’une préférence nationale qui ne dit pas son nom est déjà en place.

Publicité

« Jusqu’où pousser la préférence nationale ? »

Liens

  • Touche pas à mes quotas : l'appel de la Sacem ( Le JDD)
  • Préférence nationale insidieuse : les droits des étrangers régressent en France ( L'Obs)
  • «Nous d’abord» ? Les mirages de la préférence nationale ( Libération)

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration