Train privé Thello faisant la liaison entre la France et l'Italie
Train privé Thello faisant la liaison entre la France et l'Italie
Train privé Thello faisant la liaison entre la France et l'Italie ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
Train privé Thello faisant la liaison entre la France et l'Italie ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
Train privé Thello faisant la liaison entre la France et l'Italie ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
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Résumé

En 2021, le trafic ferroviaire en France devra être entièrement ouvert à la concurrence, conformément aux échéances fixées par l’Union européenne. Un défi pour la SNCF, plombée par une dette de 50 milliards d’euros. Les syndicats dénoncent une privatisation rampante…

avec :

Gilles Dansart (Journaliste, rédacteur en chef du site Mobilettre et spécialiste du transport ferroviaire), Bruno Poncet (secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail), Louis Nègre (ex-sénateur LR, président de la Fédération des industries ferroviaires).

En savoir plus

De l’aérien au ferroviaire. Jean-Cyril Spinetta, l’ancien pdg du groupe Air France-KLM, vient d’être chargé par le gouvernement d’une mission de réflexion sur l’avenir de la SNCF. L’annonce a été faite hier, à l’occasion du lancement des Assises de la mobilité. Sa feuille de route : réfléchir aux "conditions d’une transformation réussie du secteur ferroviaire". Sous-entendu : comment préparer l’entreprise à l’ouverture à la concurrence imposée par l’Union européenne.

A vrai dire, la concurrence existe déjà dans le ferroviaire français. Le transport de marchandises y est soumis. Pour les voyageurs, cela se fera en deux temps : d’abord les lignes régionales fin 2019, puis les lignes à grande vitesse fin 2021, sachant que la mise en place effective de cette concurrence prendra davantage de temps.

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Pour la SNCF, le défi est d’autant plus important que l’entreprise est fragilisée par sa dette : 50 milliards d’euros. Une dette que l’Etat serait prêt à racheter en échange d’une réforme des régimes spéciaux de retraite : c’est le deal imaginé par Emmanuel Macron.

Pour les syndicats, il s’agit d’un marché de dupes, un signe supplémentaire de privatisation rampante, déjà largement engagé via la création de dizaines de filiales par l’opérateur historique.

‘’Jusqu’où privatiser la SNCF ?’’

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Hervé Gardette
Hervé Gardette
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Réalisation
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