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Les Algériens n’ont plus que quelques heures à attendre pour savoir qui concourra à la présidentielle du 17 avril prochain. Ce soir, à minuit, il sera trop tard pour faire acte de candidature. Voilà bien le seul élément de suspense à propos de ce scrutin puisqu’à moins d’une monumentale surprise, le vainqueur est déjà connu. Ce sera le même qu’en 1999, le même qu’en 2004, le même qu’en 2009 : Abdelaziz Bouteflika.

Le président algérien, 77 ans, avait fait savoir le 22 février dernier qu’il était partant pour briguer un 4e mandat, comme l’y autorise la Constitution. Hier, visiblement pas encore tout à fait remis de son accident vasculaire cérébral d’avril dernier, il est venu en personne déposer sa candidature au Conseil constitutionnel. Comme le raconte le journal Le Monde, « *un long cortège de voitures officielles l’avait précédé, chargées de cartons contenant, dit-on, bien davantage que les 60 000 signatures de citoyens nécessaires. * »

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Mohammed Hachemaoui et Akram Belkaïd
Mohammed Hachemaoui et Akram Belkaïd
© Radio France - JCF

Face à un tel spectacle, on hésite entre la sidération et l’accablement. Dans une région gagnée depuis 3 ans par les processus révolutionnaires, l’Algérie donne l’image d’un pays figé, incapable d’évoluer, que ce soit politiquement, économiquement ou socialement. Certes, il y a bien eu une manifestation le week-end dernier à Alger, vite réprimée par les forces de l’ordre. Mais celles-ci n’ont pas eu à forcer leur talent puisque les manifestants ne se comptaient que par dizaines.

Comment expliquer que la société algérienne ne réagisse pas davantage ? Le traumatisme de la « décennie noire » et ses 200 000 morts suffit-il à expliquer ce qui s’apparente à de l’immobilisme ?

« *L’Algérie va-t-elle et veut-elle sortir de sa léthargie ? * »

C’est notre sujet du jour.

Un rassemblement pour protester contre la candidature de M. Bouteflika à la présidence de l'Algérie était organisé dimanche 2 mars à Alger. Quelques centaines de personnes étaient présentes malgré la répression policière. Le récit de Hacen Ouali journaliste au service politique du journal El Watan, au micro de Mélanie Chalandon :

Hacen Ouali

54 sec

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Hervé Gardette
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