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Ce ne sera pas la peine de vous déplacer le 22 avril prochain. A fortiori le 6 mai. Le sort de l’élection présidentielle s’est joué il y a quelques heures, ce lundi 6 février, à l’Elysée : Nicolas Sarkozy n’a plus d’adversaire depuis qu’Angela Merkel a choisi de soutenir publiquement, « sur tous les plans », le président français.

Car un tel soutien vaut davantage que de l’or : avoir la chancelière à ses côtés, c’est s’octroyer une part de l’invincibilité dont on dote l’Allemagne depuis quelque temps de ce côté-ci du Rhin. L’Allemagne et son modèle : cité une quinzaine de fois il y a huit jours par le président français, pour justifier ses réformes de fin de quinquennat. L’Allemagne, première étape hors de France pour François Hollande si jamais il est élu…ce qui n’arrivera pas puisqu’Angela Merkel, la dirigeante du plus puissant et du plus prospère des pays européens, a choisi de soutenir Nicolas Sarkozy.

Angela Luci-Greulich et Jürgen Ritte
Angela Luci-Greulich et Jürgen Ritte
© Radio France - G Lombard

Il est vrai que les performances affichées par notre voisin ont de quoi faire rêver. Une balance commerciale très largement excédentaire, un taux de chômage ramené à 5,5%... La crise, les Allemands ne semblent pas la connaître.

Sauf qu’évidemment, la réalité est sensiblement différente. Si l’Allemagne vend aussi bien à l’étranger, c’est aussi au prix d’énormes efforts sur les salaires. Si elle compte aussi peu de chômeurs, c’est au détriment de l’explosion du nombre de précaires. Reste que ces données sont assez largement occultées dans le débat politique français, à l’exception il est vrai du Front de gauche, ou d’un Arnaud Montebourg qui parle lui d’un « anti-modèle ».

Ce soir, nous avons fait le choix de faire parler des Allemands sur leur propre modèle, sur ce qu’ils pensent de cette fascination française, et peut-être sur les craintes liées à un excès d’idéalisation.

**Et le contrepoint de Julie Gacon. **

Sans cesse eclipsé au profit des modèles allemand ou suédois, le modèle français est-il mort avec les Trente Glorieuses? Un Etat fort et un système social protecteur: n'y aurait-il plus de quoi faire la fierté de nos dirigeants? Pascal Gauchon dirige la collection Major aux Presses universitaires de France, il est l'auteur du Que sais-je Le modèle français depuis 1945 réédité en juillet dernier, et enseigne l'histoire, la géographie et la géopolitique en classes préparatoires HEC.

Contrepoint 06/02

8 min

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ina.fr
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L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
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Production
Céline Leclère
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Julie Gacon
Julie Gacon
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Production déléguée
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