Les relations entre Paris et Ryad se sont accélérées sous la présidence de François Hollande
Les relations entre Paris et Ryad se sont accélérées sous la présidence de François Hollande ©AFP - CHRISTOPHE ENA
Les relations entre Paris et Ryad se sont accélérées sous la présidence de François Hollande ©AFP - CHRISTOPHE ENA
Les relations entre Paris et Ryad se sont accélérées sous la présidence de François Hollande ©AFP - CHRISTOPHE ENA
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Le régime saoudien sent le soufre. La France a-t-elle intérêt à maintenir sa relation privilégiée avec l’Arabie Saoudite ?

Avec
  • Pierre Conesa ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense.
  • Nathalie Goulet Sénatrice de l’Orne
  • Agnès Levallois Maîtresse de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, vice-présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient)

14 000 signatures dans un pays qui compte 28 millions d’habitants, c’est peu. Mais 14 000 signatures au bas d’une pétition appelant à traiter les femmes comme des citoyens à part entière, c’est déjà beaucoup pour un pays comme l’Arabie Saoudite. Le texte appelle plus précisément à abolir le système de tutorat qui impose aux femmes d’être chaperonnées pour voyager, travailler ou encore se soigner : signe que les mentalités sont peut-être en train d’évoluer, doucement, dans cette monarchie pétrolière.

Mais il en faudra bien davantage pour considérer ce pays comme un allié tout à fait présentable. En Arabie Saoudite, les droits humains sont régulièrement bafoués. Exécutions arbitraires, tortures, discriminations religieuses, répression contre les dissidents : gare à celles et ceux qui ne respectent pas la loi saoudienne. Loi islamique (cela va de soi), qui se caractérise par son haut niveau d’intolérance. C’est cette vision de l’Islam, le salafisme, qui alimente, avec des nuances bien sûr, des groupes comme Daech. Il ne s’agit pas de dire que l’Arabie Saoudite fournit des bombes aux terroristes. Mais elle leur donne des armes idéologiques, une certaine vision du monde, dans laquelle les mécréants n’ont pas leur place. Il y a quelques jours, l’Institut Montaigne publiait un rapport sur l’islam français, avec entre autres préconisations pour lutter contre les influences extérieures : revoir notre politique étrangère à l’égard des régimes wahhabites. La revoir, sans doute, mais jusqu’où ? Jusqu’à la rupture ?

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‘’L’Arabie saoudite est-elle infréquentable ?"

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Hervé Gardette
Hervé Gardette
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Collaboration
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Production déléguée
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