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C’est une mobilisation aussi spectaculaire qu’inattendue. Le président du CNRS, le directeur général de l’Inserm, l’administrateur général du CEA, la présidente directrice générale d’Universcience…au total, ils étaient 12 la semaine dernière, 12 responsables d’établissements publics de recherche à signer une déclaration commune pour faire part de leur inquiétude, suite à la relaxe de plusieurs dizaines de ‘’faucheurs volontaires’’.

Il faut revenir aux faits pour comprendre de quoi il s’agit. En août 2010, des militants détruisent plusieurs dizaines de pieds de vigne OGM, cultivés sur une parcelle de l’INRA à Colmar.

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Fabrice Flipo, Marion Guillou, Jean-Loup Salzmann
Fabrice Flipo, Marion Guillou, Jean-Loup Salzmann
© Radio France - JCF

Une expérimentation en plein air visant à tester la résistance de ces cultures génétiquement modifiées à une maladie virale de la vigne. En première instance, en octobre 2011, les militants sont condamnés. Mais le 14 mai dernier, la cour d’appel de Colmar décide de les relaxer, considérant que l’Etat n’aurait jamais dû autoriser ces essais.

Pour les responsables français de la recherche publique, c’est un coup dur car la décision de la Cour (non définitive puisque le parquet général s’est pourvu en cassation) remet en cause le principe même de l’expérimentation scientifique.

Or, écrivent-ils, « renoncer à expérimenter, c’est refuser d’agir pour améliorer notre avenir collectif. C’est ce qui risque d’arriver si nous ne sortons pas de cette logique de la peur et du renoncement »

« L’expérimentation scientifique est-elle vraiment menacée ? »

C’est notre sujet du jour.

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Hervé Gardette
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