Publicité
Résumé

Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de la finance.

avec :

Gunther Capelle-Blancard (Economiste, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Laurence Scialom (Professeur à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense), Philippe Tibi (professeur de finance à l'Ecole Polytechnique, professeur invité dans plusieurs universités (Chine, Grèce, Italie), président-fondateur de Pergamon Campus).

En savoir plus

Le royaume, c’est la City, à Londres, poumon de l’économie britannique, véritable centre de la finance mondiale. Une City rongée de l’intérieur par un nouveau scandale, celui auquel est confrontée depuis plusieurs jours la banque Barclays, et qui s’est déjà soldé par la démission de 3 de ses dirigeants, et par une amende de 347 millions d’euros.

De quoi s’agit-il ? De la manipulation frauduleuse, par certains traders de la banque, du taux d’intérêt interbancaire le plus important au monde : le Libor. Pendant des années, ce taux aurait été modifié, soit à la hausse pour garantir aux manipulateurs un supplément de revenus, soit à la baisse pour ‘’booster’’ la confiance des investisseurs. Enorme scandale, qui touche aujourd’hui la Barclays, et bientôt d’autres banques : une vingtaine aurait pris part, dans le monde, à ces manipulations.

Publicité
Gunther Capelle-Blancard, Laurence Scialom et Philippe Tibi
Gunther Capelle-Blancard, Laurence Scialom et Philippe Tibi
© Radio France - I.Diakité

Chez les britanniques, c’est la douche froide. Les condamnations sont unanimes : un « scandale révoltant » pour le premier ministre David Cameron une affaire révélatrice de la « culture et des pratiques de l’industrie bancaire » pour le chef de l’opposition travailliste, Ed Miliband.Jusqu’au gouverneur de la Banque d’Angleterre, qui considère que « quelque chose est vraiment allé de travers dans le secteur bancaire britannique : nous avons besoin de le remettre en ordre »

Une remise en ordre. Revoilà donc posée, et ce sera peut-être une des vertus de cette affaire, la question de la régulation financière. Séparation des activités des banques, supervision des établissements bancaires, taxe sur les transactions financières : de nouveau, il est question de moraliser le secteur.

Est-ce vraiment nécessaire ?

Et comment procéder ?

« La City a-t-elle encore dépassé les bornes ? ». C'est notre sujet du jour.

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration