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Sauf avis contraire de la prochaine Conférence des Présidents du Sénat, c’est le 23 janvier prochain que la Haute assemblée examinera la proposition de loi sanctionnant la négation des génocides. Pas n’importe quels génocides : ceux reconnus par la loi française : celui des Juifs pendant la seconde guerre mondiale et celui des Arméniens en 1915.

Le texte, déjà adopté par l’Assemblée fin décembre, et qui a provoqué une nouvelle crise diplomatique avec la Turquie, prévoit de punir les contrevenants d’une peine pouvant aller jusqu’à 1 an de prison et une amende de 45 000 euros. En mai dernier, cette proposition avait été rejetée par les sénateurs, mais à la faveur du changement récent de majorité, celle-ci devrait faire l’objet d’un consensus.

Nicolas Offenstadt, Pieter Lagrou et Sophie Wahnich
Nicolas Offenstadt, Pieter Lagrou et Sophie Wahnich
© Radio France - J-C Francis

La mission parlementaire qui préconisait en 2008 de ne pas ajouter de nouvelles « lois mémorielles » n’aura donc pas été entendue. Pas plus que les historiens, nombreux, qui depuis quelques années s’élèvent contre ce qu’ils considèrent à la fois comme une instrumentalisation de l’Histoire par le politique, et comme une entrave à leurs travaux de recherche.

Encore que toutes les lois mémorielles ne font pas l’objet d’un même rejet. Peut-on vraiment comparer la loi Gayssot de 1990 qui crée le délit de négationnisme du génocide des juifs à celle de mai 2001 (dite loi Taubira) sur la reconnaissance de la traite de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Ou bien encore la loi de 2005 portant reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés : loi fortement médiatisée à cause de feu son article sur le rôle positif de la colonisation.

Pour revenir sur cette problématique lourde de débats passionnés, nous avons choisi ce soir de réunir 3 historiens qui appartiennent à une génération qui n’a pas connu la guerre. Histoire d’apporter peut-être d’autres réponses à la question suivante : la loi doit-elle imposer le devoir de mémoire ?

Sandrine Lefranc
Sandrine Lefranc
© Radio France - J Gacon

Et le contrepoint de Julie Gacon : aujourd'hui Sandrine Lefranc , politiste, chargée de recherche CNRS à l'Institut des Sciences sociales du Politique (ISP)

Une interview à retrouver ici dans son intégralité :

Contrepoint Sandrine Lefranc

9 min

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Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration