Sur le forum 18-25 de jeuxvideo.com, les sujets anodins côtoient les commentaires haineux et insultants
Sur le forum 18-25 de jeuxvideo.com, les sujets anodins côtoient les commentaires haineux et insultants ©Radio France
Sur le forum 18-25 de jeuxvideo.com, les sujets anodins côtoient les commentaires haineux et insultants ©Radio France
Sur le forum 18-25 de jeuxvideo.com, les sujets anodins côtoient les commentaires haineux et insultants ©Radio France
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Messages racistes, antisémites, sexistes, les internets sont devenus le déversoir de propos haineux parfois délibérément orchestrés contre une seule personne. Est-il possible de limiter ce flots d'insultes destructeurs dans un univers qui se caractérise par la liberté de parole ?

Avec
  • Clara Gonzales membre de la force juridique de la Fondation des femmes, co-initiatrice du numéro antirelou
  • Julien Cadot rédacteur en chef de Numerama
  • Philippe Coen juriste, fondateur de l’ONG Respect Zone qui œuvre pour la prévention de la cyber violence et la protection de l’enfance

Comme souvent, l’argent est le nerf de la guerre. Dans la bataille contre le cyber harcèlement, c’est en tout cas un outil imparable, dès lors qu’un annonceur préfère se retirer d’un site plutôt que d’associer son image à un mauvais bruit médiatique. Ainsi les marques Barilla et Spotify ont-elles décidé de suspendre leurs publicités sur Jeuxvideo.com.  

En cause : le sulfureux forum 18-25 de ce site. Un forum soupçonné d’avoir été le point de départ d’une campagne de harcèlement, d’abord contre les initiateurs d’un projet (le numéro anti-relou) visant à lutter contre le sexisme, ensuite contre une journaliste, Nadia Daam, ayant dénoncé cette campagne. De véritables raids numériques, accompagnés de messages de haine. La secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes est intervenue : depuis, Jeuxvideo.com a annoncé avoir doublé le nombre de ses modérateurs.  

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Le cyber harcèlement n’est pas un phénomène nouveau. Il est contemporain du développement des réseaux sociaux et de l’ouverture des espaces ouverts aux commentaires, notamment sur les sites de presse. L’alerte a souvent été donnée dans le milieu scolaire. 

Mais l’actualité lui donne une nouvelle visibilité. Outre les cas déjà évoqués, il y a la campagne menée contre Henda Ayari depuis que celle-ci a porté plainte pour viol contre Tariq Ramadan. Et celle dont fait l’objet Charlie Hebdo, pour avoir caricaturé en Une le même individu.  Ce genre de pratique est pourtant puni par la loi. Mais que peut la loi face à un monde où la liberté de parole est d’autant plus illimitée qu’elle s’opère sous le sceau de l’anonymat ? 

"La lutte contre le cyber harcèlement est-elle vouée à l’échec ?"

40 min