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La Coupe du monde de rugby démarre ce soir en Angleterre. Sur le terrain, des joueurs qui n’ont pas toujours la nationalité de leur équipe. Un néo-zélandais peut par exemple jouer pour le XV de France. Cette approche est-elle amenée à se généraliser ? Et quels en sont les risques ?

L'équipe du Qatar lors de la coupe du monde de handball en 2015
L'équipe du Qatar lors de la coupe du monde de handball en 2015
© Reuters - Mohammed Dabbous

1 mètre 96 pour 146 kilos : à 25 ans, Uini Atonio pourrait être une des vedettes de la Coupe du monde de rugby qui débute ce soir en Angleterre. Né en Nouvelle-Zélande, de parents originaires des Samoa, il est aujourd’hui considéré comme un des tous meilleurs au poste de pilier.

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L’équipe de France n’a pourtant aucune raison de s’en méfier. Car Uini Atonio évolue au sein du XV tricolore. Sans être français. Il lui a suffi de jouer pendant 3 ans pour le club de la Rochelle pour gagner son ticket d’entrée dans la sélection de Philippe Saint-André.

Au rugby, le droit du sol compte autant que le droit du sang. Cette façon particulière d’appréhender la nationalité réjouit autant qu’elle inquiète.

Côté positif : on peut y voir une façon de combattre les nationalismes, d’œuvrer au mélange des cultures plutôt qu’au repli sur soi.

Mais comme les médailles, cette approche a son revers : elle autorise les pays les mieux dotés financièrement à aller se servir dans le réservoir sportif des moins favorisés.

Le rugby n’est pas le seul sport concerné. Certains pays naturalisent à tour de bras pour échafauder des équipes nationales performantes. Ainsi le Qatar, ultra-compétitif lors des derniers championnats du monde de handball, grâce à une équipe composée de mercenaires.

L’idéal sportif peut-il profiter de cette tendance pour tendre vers l’universel ?

« La représentation des athlètes par nation a-t-elle encore du sens ? »

Nicolas Bonnet-Oulaldj et Céline Géraud
Nicolas Bonnet-Oulaldj et Céline Géraud
© Radio France - JCF

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Hervé Gardette
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