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La dramatisation autour du vote de confiance à l’Assemblée nationale aura sans doute été excessive. Le gouvernement Valls est plus solide et plus stable qu’on ne croit. Celui-ci n’a pas vacillé à l’issue du discours de politique générale. La majorité reste…majoritaire.

Cécile Philippe et Dany Lang
Cécile Philippe et Dany Lang
© Radio France

En revanche, c’est bien à un numéro d’équilibriste que s’est une nouvelle fois livré le premier ministre pour justifier les orientations de sa politique économique. La France fera comme promis 50 milliards d’économies d’ici 2017 tout en baissant la pression fiscale l’an prochain pour 6 millions de ménages. Elle ne demandera aucune « facilité » à Bruxelles pour son déficit budgétaire, mais utilisera « *toutes les flexibilités du Pacte de stabilité et de croissance * »

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Du sérieux budgétaire dans la souplesse : voilà plus ou moins la ligne de crête sur laquelle le chef du gouvernement essaie de se maintenir.

Comment qualifier cette politique ? En l’absence de réformes structurelles de fond, et de baisses des salaires, peut-on déjà parler d’austérité ou bien ce terme doit-il être réservé à d’autres pays, ceux du sud de l’Europe, soumis à des mesures bien plus radicales ? Et si ce n’est pas de l’austérité, est-ce de la rigueur, bien que ce mot semble avoir été banni du vocabulaire de la gauche depuis le tournant du même nom, il y a 30 ans.

En mars 2013, tout juste nommé ministre du Budget, Bernard Cazeneuve proposait ce distingo : « si l’austérité est une faute, la rigueur est une vertu »

« La rigueur nous protège-t-elle de l’austérité ? »

C’est notre du sujet du jour.

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