Emmanuel Macron devant le cercueil d'Arnaud Beltrame, dans la cour des Invalides le 28 mars ©AFP - Philippe LOPEZ
Emmanuel Macron devant le cercueil d'Arnaud Beltrame, dans la cour des Invalides le 28 mars ©AFP - Philippe LOPEZ
Emmanuel Macron devant le cercueil d'Arnaud Beltrame, dans la cour des Invalides le 28 mars ©AFP - Philippe LOPEZ
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Résumé

Depuis les attentats de 2015 la nation ne semble pouvoir faire corps que dans le deuil des victimes du terrorisme. Mais du slogan "Je suis Charlie" aux hommages à Arnaud Beltrame et Mireille Knoll, les affichages d'unité ne masquent-ils pas un manque de consensus autour du projet républicain ?

avec :

Philippe Manière (Président et co-fondateur de la société de conseil Vae Solis Communications), Anastasia Colosimo (politologue et enseignante en théologie politique à Sciences Po Paris), Sylvain Bourmeau (Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture).

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Le hasard du calendrier les a réunis dans une même journée d’hommage, à Paris, mais en des lieux différents.

Cérémonie nationale aux Invalides pour le gendarme Arnaud Beltrame, marche blanche pour Mireille Knoll. Le matin, il s’agissait d’honorer un héros de la nation, promu en symbole de ce que serait l’esprit français de résistance ; le soir de dénoncer un antisémitisme d’autant plus présent qu’il n’a pas été suffisamment combattu ces derniers temps.

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Arnaud Beltrame, Mireille Knoll : deux victimes de "l’obscurantisme barbare" pour reprendre les mots d’Emmanuel Macron avant-hier. Le président de la République les a réunis dans une même condamnation de ce qui met en péril les valeurs de la République.

Comme la France sait le faire parfois, elle a donné mercredi une idée de sa capacité à faire corps, à s’unir après une vive émotion collective. Autour d’un double deuil, une nouvelle fois. Est-ce à dire que l’unité nationale a besoin de traumatismes pour exister, quitte à oublier les questions qui fâchent ?

"L’union sacrée peut-elle se passer de drames ?"

A réécouter sur France Culture : 

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Antoine Tricot
Production déléguée
Virginie Le Duault
Collaboration
Prune Saez-Contreras
Collaboration
Véronique Vila
Réalisation
Fanny Richez
Collaboration