Sérotonine, le nouveau roman de Michel Houellebecq, est perçu comme un événement aussi politique que littéraire
Sérotonine, le nouveau roman de Michel Houellebecq, est perçu comme un événement aussi politique que littéraire ©Getty - Dominique Charriau
Sérotonine, le nouveau roman de Michel Houellebecq, est perçu comme un événement aussi politique que littéraire ©Getty - Dominique Charriau
Sérotonine, le nouveau roman de Michel Houellebecq, est perçu comme un événement aussi politique que littéraire ©Getty - Dominique Charriau
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La publication de Sérotonine, le nouveau roman de Michel Houellebecq, est présentée comme un événement politique, au-delà de son importance éditoriale. Mais la littérature a-t-elle encore vraiment un rôle politique ? Les écrivains sont-ils forcément des témoins engagés de leur temps ?

Avec
  • Laetitia Strauch-Bonart rédactrice en chef des pages Idées/Débats à l’Express
  • Sylvain Bourmeau Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture
  • Alexandre de Vitry essayiste

90 000 exemplaires vendus en 2 jours ! Sérotonine, le dernier roman de Michel Houellebecq, affole les compteurs des libraires.

Certes, son retour a bénéficié (et continue de bénéficier) d’une imposante couverture médiatique. Mais la performance est remarquable : qui, dans le milieu littéraire français, pourrait en remontrer autant ?

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Il faut dire que les romans de Houellebecq ne sont pas que des romans. Ils nous renseignent sur l’état de la société, soit telle qu’elle existe vraiment, soit telle que nous la voyons.

Pour comprendre la France, il faudrait lire Houellebecq. A ce titre, on peut parler d’une littérature politique. Un genre qui semble avoir les faveurs du Goncourt : Nicolas Mathieu cette année, Eric Vuillard l’an dernier.

Mais s’agit-il pour autant d’une littérature militante ?

Pour l’essayiste Alexandre de Vitry, les deux termes seraient d’ailleurs antinomiques, le choix de la littérature consistant justement à échapper à la politique. En particulier pour la droite.

Article : 

“On n’est pas heureux, enfermés dans des petites cases” : rencontre entre Emmanuel Macron et Michel Houellebecq pour Les Inrockuptibles, le 21/06/2016.